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 dramatique qu'il développe celle partie complémentaire de
 son syslème.
    Une série d'événements qui se rattachent à l'histoire, in-
 complète encore, racontée par Eugène Sue, a mis Rodolphe
 et le Chourineur en rapport avec un infâme bandit échappé
 du bagne, el Résigné, parmi ses pareils, sous le nom de Maître
 d'école. Ce brigand, redoutable par sa force extraordinaire et
 par sa profonde perversité, s'est souillé de tous les crimes. 11
vient de mettre le comble à ses méfaits par de nouveaux atten-
tats. Il y a quelques heures seulement, après avoir voulu noyer
Rodolphe, il s'est introduit, pendant la nuit, et par escalade,
dans la maison de ce dernier, afin d'y commettre un vol. Un
homme a voulu s'opposer à son dessein,il a frappé cet homme
d'un coup de poignard. Heureusement, du secours est arrivé;
le brigand, saisi en flagrant délit, est au pouvoir et dans la
maison de Rodolphe. Le prince veut tenter sur le bandit l'es-
sai d'un mode de punition dont il espère les plus heureux ré-
sultats; il ordonne qu'on amène devant lui le Maître d'école.
   Pour mieux faire apprécier cet épisode intéressant, nous
mêlions sous les yeux de nos lecteurs le chapitre qui le dé-
crit,


                         LA PUNITION.




  La scène se passe dans un salon tendu de rouge et bril-
lamment éclairé.
   Rodolphe, revêtu d'une longue robe de chambre de velours
noir, est assis devant une grande table recouverte d'un lapis.
Sur celle table on voit le stylet, encore ensanglanlé, qui a
frappé Murph, la pince de fer qui a servi à l'effraction de la
porte, et, enfin, cinq billets de mille francs.
  Le docteur nègre est assis d'un côté de la table, !e Chouri-
neur de l'autre.