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190 l'ancienne église de Villeurbanne i5, O Sommet de la Balme au même point 2^, O Les moyennes d'une série de hauteurs prises en diffé- rents points d o n n e n t encore: H a u t e u r du R h ô n e en un point intermédiaire e n t r e J o n a g e et Lyon o"1 O Hauteurs des marais de Vaulx, de R u b i n e , de de Decine, de la Souvdière et des sources du Rizan, près de J o n a g e Q? 6 Hauteur des Balmes 24, o Ces mesures, quoique prises au b a r o m è t r e et par c o n - séquent sujettes à quelque incertitude, sont, du reste, con- Grmés par la marche des ruisseaux du Gua, du Plan et. au- tres qui coulent, presque directement des Balmes vers le R h ô n e avec une chute de plusieurs mètres. O r , c'est u n résultat d'observation constante que de tou- tes les dispositions des bords d'une rivière, il n ' e n est point qui soit mieux a p p r o p r i é e pour empêcher l'empiète- t e m e n t des eaux que celle d'un plan légèrement incliné vers le lit; l'on voit toujours la partie la plus profonde, la plus érosive d'un courant se p o r t e r du côté de l'escarpe- m e n t ; les meilleures digues que l'on puisse construire p o u r s'opposer à l'envahissement d'un fleuve n e sont pas les amoncellements habituels de matériaux sous des angles de 4 5 degrés, mais des talus de 1 à 2 0 au plus, sur lesquels il ne s'établit que des eaux-mortes. Sous ce r a p p o r t , n ' a v o n s - nous pas ici la falaise de la Bresse d o n t le pied est baigné par le fleuve que repousse constamment la plaine située en regard, et si n o n contents de cette simple indication locale nous p o r t o n s nos regards surtout l'ensemble du bassin du R h ô n e , nous verrons cette loi se développer dans toute sa généralité, puisque ses eaux ne divaguent pas, ni dans