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168 plus en plus leur nombre, et l'on reconnaîtra, sous les appa- rences les plus diverses, une foule d'affinités primitives et réelles qui tendront constamment vers l'unité, la loi fondamen- tale de la nature. Le point de jonction des diverses races, tel qu'il nous appa- raît sur la mappemonde, se trouve placé dans l'antique Asie, autour de ce plateau gigantesque qui, assis sur des bases im- muables, couronné des pics les plus élevés, semble être le cen- tre de la terre et le berceau de l'humanité. En effet, si l'on se figure les eaux qui, longtemps sans doute, couvrirent le globe, s'écoulant de sa surface soulevée par les feux sou- terrains, on verra l'Himalaya et l'Altaï, et leurs rameaux le Kuenlun et le Caucase, sortir les premiers de ce chaos in- forme et refléter la lumière du jour. C'est à leurs pieds que fleurissent ces délicieuses vallées qui, produisant d'elles- mêmes les plantes alimentaires et les animaux domestiques, ont pu offrir à l'homme, dès son réveil, les premières ressources de la vie. C'est autour d'eux que la figure humaine, les cli- mats, les mœurs, les idiomes, existent simultanément sous les formes les plus variées et dans le contraste le plus complet. D'un côté, l'Asie orientale, presqu'entièremenl peuplée par la race jaune, qui s'étend, à travers la Chine, la Mongolie et la Sibérie, jusqu'aux deux Amériques où pullulent les peaux rouges; de l'autre, l'Asie méridionale dont l'extrémité est oc- cupée par la race brune, répandue, sous le nom générique de Matais, sur toutes les îles de l'Océanie, où elle touche aux nè- gres de l'Afrique et aux nègres plus abrutis de l'Australie ; de l'autre enfin l'Asie occidentale et l'Afrique septentrionale occupées par la race blanche. Ici, un examen plus attentif nous montrera d'abord le groupe indo-persan, divisé en deux familles de peuples, dont l'une, celle des Hindous, entre l'Indusetle Gange, parie vingt idiomesissus de l'ancienne langue sanscrite; l'autre, celle des