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200 tours destinées à sa défense; mais il est tout aussi naturel d'admettre qu'elles servaient de logement à quelques gar- des analogues à ceux qui, sur nos canaux m o d e r n e s , sont chargés de veiller simplement à leur service et à leur c o n - servation. Q u a n t aux murs qui sont en saillie directe dans le R h ô n e , vers l'endroit où devaient se trouver les vannes et les prises d'eau, et où, dans tous les cas, se t e r m i n e la galerie, on peut les regarder comme des espèces d ' é p e r o n s destinés, soit à amortir le choc t r o p direct du courant, soit à engouffrer ses eaux, et l'on aura le choix à cet égard, car il serait impossible de r e t r o u v e r maintenant quelle était la plus essentielle des b r a n c h e s du fleuve dans les temps anciens, à cause des perpétuelles modifications q u ' é p r o u v e le plexus des Losnes, qui se disputent tour à t o u r la prééminence dans le vaste lit sablonneux de Miribel. N o u s rappellerons encore en passant que ces mêmes murs ont une saillie de vingt à t r e n t e pas dans le R h ô n e , au fond duquel elles apparaissent dans le m o m e n t des étiages; il faut donc que leurs fondations aient été soignées comme toutes les constructions h y d r a u l i q u e s , de manière à résister aux érosions, car elles seraient, depuis l o n g t e m p s , complète- m e n t effacées s'il n'en eût pas été ainsi ; p a r l a même rai- son il n'est pas admissible que ces murailles aient été sim- p l e m e n t établies à la manière ordinaire, sur un sol à sec et qui n'aurait été enyahi p a r les eaux qu'après leur cons- truction. E n dernière analyse, l'une des hypothèses se trouve jusqu'à présent parfaitement appuyée par toutes les cir- constances; aucune de celles-ci n^est en contradiction avec le b u t supposé de l ' e n t r e p r i s e ; le p l a n , enfin, est simple et parfaitement entendu. Dans l'autre, au contraire, on est obligé de supposer une i g n o r a n c e si profonde, et un tel