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458 vous l'êtes, vous ne trouverez jamais ses fables bonnes, et je lo plains d'y travailler. A ce que je vois, si vous étiez encore ici, nous ergoterions comme autrefois, et voire zèle pour Ho- mère et ses adhérents vous conterait encore quelques bou- teilles de vin. M. de La Molle se consolera facilement d'être sifflé par les ignorants : les clameurs d'une multitude imbé- cile ne louchent point un habile homme, et vous savez par vous-même que les justes louanges de quatre bons connais- seurs valent mieux que les éloges de quantité de sols. » Mais c'est trop parlé sur ce sujet; je viens à vos canons. Ils n'y sont plus : le roi de Prusse et le roi de Danemarck, la France même, ont fait enlever depuis un temps à tout prix tout ce qu'on a trouvé de bronze en ce pays, et il y est à pré- sent plus rare qu'en France. J'aurais élé bien aise d'obliger en cela et vous et MM. Couslou « Ce 2 décembre 1717, Doux, fils, Au bureau général des postes à Bruxelles. (1) » VII. M. Quérard, dans sa France littéraire, donne, comme étant de Gacon : Journal satirique intercepté, ou Apologie de Voltaire