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 en Conseil de gens de lettres qui en savent plus que moi. J e
 me borne donc à vous assurer qu'on ne peut être plus par-
 faitement que moi, Monsieur, votre très humble et très obéis-
 sant serviteur,                             MALEZIEC
    A Versailles, ce G avril 1715. (1) »
    Gacon ne fut guère sage, mais il n'est pas vrai, on le voit,
 que. l'Homère eût été dédié à la duchesse du Maine sans son
 aveu, comme dit Moréri.
    VI. — Gacon saisit bien d'autres occasions pour attaquer La
Motte, et pour tourner en ridicule ses poésies et ses fables.
 Ce fut dans ce but qu'il publia un petit ouvrage qu'il lui plut
d'intituler : Les Fables de Houdart de la Motle traduites en vers
français par le P. S. F. Asinus ad lyram, et se vend au café du
Mont-Parnasse, ?n-8°.
   Nous avons sous les yeux une lettre curieuse écrite à Gacon
par un de ses amis, et qui se rattache aux démêlés avec La
Molle. Je donne les passages essentiels :
   « .... Le pauvre Bohœ est fort à plaindre. Je lui ai parlé de
vos Homères vengés; il est prêt à vous les renvoyer, et vous
pouvez lui écrire pour cela. 11 en a vendu quelques-uns, et il
y a quelques frais pour la réception. Vous allez donc encore
en donner un volume, et vous remettre en lice. Si vous y
êtes, comme vous le dites, plus caustique que dans le premier,
vous vous ferez plus d'ennemis, et donnerez occasion aux
journalistes de répliquer, et c'est un mauvais parti; peut-être
un peu de douceur vaudrait-il mieux, mais un homme qui ne
nous a jamais voulu croire de bouche, me croirait-il par let-
tre? Votre épigramme sur les Fables serait plus jolie si elle
était vraie, c'est-à-dire, s'il était vrai que Calot eût fait des
gravures pour les Fables de la Fontaine, mais vous savez que
ce ne fut qu'un massacre qu'il fit.
 « D'ailleurs, votre idée est ingénieuse. Quand M. de La
Molle serajt Apollon loi-même, piqué au jeu contre lui comme

  (l)   Lettres S Cacm>.