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 à me faire croire qu'ils y ont trouvé quelque mérite... (1) »
     La leltre du duc de Roquelaure, lieutenant-général de la
 province, datée de Montpellier, le 23 janvier 1719, se trouve
 dans le recueil des Lettres à Gacon et sent un peu le grand
 seigneur. Dans le tome IIIe des OEuvres inédites dn poète on
 peut voir la leltre qu'il avait écrite au duc. Elle est suivie d'une
 autre lettre à l'archevêque de Narbonne et sur la même ma-
  tière. Je dois dire que les inscriptions proposées par Gacon
 sont pitoyables.
     Le 16 décembre 1717, le frère de Gacon lui écrivait :
     « .... Monsieur notre prévôt des marchands vous demande
,un plaisir qui lui lient fort à cœur : c'est un prologue pour
 chanter en présence de Monsieur le marquis d'Halincour, qui
 sera ici dans le carnaval à son retour de Hongrie et d'Italie.
 Comme il y a peu de chose à dire de ce jeune seigneur, vos
 vers rouleront sur le chef de la maison et sur son affection
 pour la ville de Lyon, en faveur de laquelle il vient de se dé-
 partir de cinquante mille livres de rente. Tous saurez à Paris
 le détail de cette générosité. Il n'est pas besoin que l'ouvrage
 soit long, ni qu'il y entre beancoup de personnages.... »
     Quand Cholier reçut le travail de Gacon il lui répondit (23
 février 1718) :
     « M. votre frère vous a renvoyé, Monsieur, les vers que vous
avez faits pour la petite fête que nous deslinons pour M. le mar-
 quis d'Halincour, pour vous prier de les donner à M. Campras
pour les mettre en musique et pour vous concerter ensemble.
Nous espérons de les avoir dans le 15e de mars ; il faut bien
ce temps-là pour préparer les auteurs... »
    Le 3 avril 1718, lettre du frère de Gacon ;
    « Je vous écris. Monsieur mon très cher frère, de chez
M. le prévôt des marchands qui est content à merveille de ce
que vous avez fait pour M. le marquis d'Halincour, et comme
il souhaiterait de le faire imprimer, il croit que le titre de

  (!) OEuiresinédites de Gacon, tomç Hf.