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    Prologue ne convient pas, et il m'a chargé de vous consulter
    pour savoir voire sentiment, Il croit encore qu'il serait à
   propos d'y mettre une petite dédicace au jeune seigneur pour
   qui l'ouvrage est destiné. L'on se contenterait d'une douzaine
   de lignes en prose ou en vers, mais il faut, s'il vous plaît, que
   vous fassiez réponse incessamment, car on attend M. le mar-
   quis d'Halincour d'abord après Pâques. Il faudra quelque
   temps pour l'impression, et les ouvriers en province ne sont
  pas diligents comme à Paris.
      « Je suis encore chargé de vous demander ce que vous sou-
  haitez pour la reconnaissance de messieurs de ville. Ils pen-
  sent à vous donner quelque vaisselle d'argent, convenable à
  un savant, comme une écritoire, mais vous pouvez me dire,
  sans façon, si vous aimez mieux l'espèce. Il ne fanl point se
  piquer de délicatesse avec les communautés; d'ailleurs, vous
  savez que je puis parler librement à M. le prévôt des mar-
  chands, qui est fort généreux et fort de nos amis ; it est pour-
  tant retenu par les charges de la ville, qui sont grandes clans
  des temps de misère générale. »
     Le 3 mai 1718, Cholier disait à Gacon :
     « Nous devons^ Monsieur, mille remercîments de tous vos
 soins pour le divertissement que vous avez envoyé par M. le
 marquis d'Halincour; il est de main de maître, et nous Tal-
 ions faire imprimer; M. Gauthier a remis à M. voire frère
 quelques légères marques de notre reconnaissance... »
     Le poète écrivit en remercîrnenl une lettre qui se trouve
 dans le tome III de ses œuvres ; elle nous instruit d'un fait
 particulier : « .... C'est avec bien du chagrin que j'ai appris.,
 dit Gacon, la chute de votre salle d'opéra ; mais, outre que vous
 ne manquiez pas de ressources, il semble que cet accident ne
 soit arrivé que pour faire voir que la Providence vous a des-
tiné pour réparer toutes les fautes du consulat précédent.
Celle d'avoir reçu de mauvaises inscriptions est d'autant plus
énormes, qu'elle aurait déshonoré la ville de Lyon dans tous
les siècles.... »