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nos citoyens qui sont très empressés de les voir, et qui vien- nent tous les jours m'en demander. Vous avez bien fait de les envoyer en droiture à Mgr notre archevêque; vous trouverez ici la lettre qu'il m'a remis (sic) dans celle occasion, et qu'il a accompagné., en me les donnant, des expressions ses plus obli- geantes pour vous, elc (1). » La sœur de Gacon, d'un autre côté, lui écrivait : « J'ai tou- jours oublié de vous dire la joie de ma mère à l'occasion dci prix que vous avez remporté; elle disoit à tout le monde : « Notre poiete a brigoda cerlaina chousc de nolron grand ray « qu'il a remporta le pris, » avec une grande révérence au bout, d'un air de gaîlé, elc. (2) » Un ami et un compatriote, Brossette joignait ses félicita- tions à ce concert d'éloges; nous avons déjà donné la lettre à Gacon dans cette Revue, I, 189. Vers ce temps-là , Gacon se prit à convoiter une place parmi les immortels de notre ville. » Comme vous paroissez vou> loir entrer dans l'Académie de Lyon, il serait à propos que vous écrivissiez une lettre ad hoc à Monseigneur notre arche- vêque, que j'aurais soin de lui remettre moi-même; c'est le sentiment de M. Brossette^ avec qui j'en ai conféré avant qu'il partît pour ses vendanges, d'où il sera de retour la semaine prochaine, pour se trouver aux premières assemblées de l'A- cadémie ; ainsi, envoyez-moi, en réponse, la lettre que je vous demande, afin que voire réception soit prompte. Plusieurs personnes de celle compagnie se font, par avance, un grand honneur et un grand plaisir de vous avoir pour confrère, car vos derniers ouvrages vous ont acquis une grande réputa- tion, elc. (S) » Celle lettre est datée de Lyon, le 9 décembre 1717. Dans (1) Lettres à M. Gacon; aux manuscrits de la bibliothèque de Lyon, n° 624. (2) Lettres à M. Gacon, ibid. (3) Lettres a 31. Gacon,. ibid.