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180 rtovus, a, um, au golhique nivis, ia, i, au lithuanien nattas, ia, ia. Ce mot est identique dans tous les autres idiomes : ita- lien nuovo, espagnol nuevo, français neuf, allemand neue, anglais new, suédois nya, esclavon nov', russe novyi, polonais novi, irlandais nua, gallois neu ; coïncidence frappante et toul- a-fait inexplicable pour quiconque rejèterait la communauté d'origine. Les trois flexions personnelles des verbes, au singulier et au pluriel, marquées par les consonnes m, s ou Ih, t ou nt, ont pour bases les pronoms personnels et démonstratifs ma, tva, ta (grec f/.s, ae ou rs, ro), communs à presque toute l'Europe. Le verbe substantif est reproduit dans nos idiomes par des formes en partie analogues, en partie incompatibles entre elles, au point que dans la plupart des grammaires il figure comme une exception à toutes les règles. Or, les Indiens pos- sèdent quatre racines qui expriment l'existence avec des nuan- ces diverses, mais toutes subordonnées à l'idée principale. Ces racines sont : as, vas, bhù, sthâ, dont chacune a sa conjugaison complète. En conjuguant la première : asmi, asi, asti, on re- trouve l'indicatif présent grec : siut, sis, èan ; latin : sum, es, est; gothique : ini, is, ist ; anglais : am, art, is ; lithuanien : esmi, essi, esti ; russe : esm\ esi,est' ; irlandais : is mi, is lu, is e ; ainsi que le futur, l'impératif, et le subjonctif syâm, latin sim, français sois, allemand sey, qui en dépendent. La racine vas fournit l'imparfait golhique was, allemand war, anglais was. La racine bhù (grec $va>) donne le parfait latin fui, fran- çais fus, esclavon bych, gallois bum; le présent allemand bin, et le futur russe budu. Enfin, la racine sthâ (grec arx®, latin sto) domine dans les formes italiennes, espagnoles, fran- çaises : stava, estava, étais, été, être, que nous prononçons à chaque instant sans nous inquiéter de leur source. L'idée de Dieu, à la fois la plus simple et la plus illimitée de toutes, a été désignée par les nations de l'Europe sous trois