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fait la santé comme faisant la partie la plus                considérable
et la base de la félicité. Celte santé dépendait, selon                  lui,
d'une h a r m o n i e , c'est-à-dire d'un r a p p o r t e n t r e les m o u -
vements et les forces résistantes, consistant dans la p e r -
manence de la figure 5 la maladie au contraire naissait du
changement qui s'opère dans celte figure. Dès n o t r e nais-
sance, tout ce qui arrive à n o t r e corps est produit p a r une
combinaison de toutes les causes externes qui agissent sur
lui relativement à sa constitution primordiale. Il a r e c o n n u
que les deux principaux organes de la vie sont le cerveau
el le cœur, que les fluides du corps humains doivent se
distinguer en trois substances selon la différence de                   leur
densité, le sang, la sérosité ou la lymphe et une malière
subtile vaporeuse; que tous les vaisseaux de n o t r e corps
sont de trois genres, n e r v e u x , artériels et veineux.             Dès
l'origine, la matière prolifique animant p a r son application
le corps de l'embryon y met eu mouvement le sang, du-
quel sont composées ensuite toutes les parties de l'animal
même les plus dures, telles que les chairs, les cartilages et
les os. Ces sentiments de P y t h a g o r e , dit un médecin qui
a traité de sa diététique,           si conformes à la           vérité et
à tout ce q u ' o n enseigne aujourd'hui dans les meilleures
écoles, doivent d o n n e r à un lecteur qui réfléchit ce plaisir
vif que l'on ressent à t r o u v e r dans les grands h o m m e s de
tous les temps et de tous les pays u n e même manière de
penser (1).
   La journée d'un pythagoricien               commençait        par    une
p r o m e n a d e matinale dans des solitudes paisibles, dans des
bosquets sacrés où il rafraîchissait ses sens, et recueillait


  (t) Du régime de vie pythagoricien, par Antoine Cocchi, de Mugello. Genève,
175o, p. 3o.