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124 fait la santé comme faisant la partie la plus considérable et la base de la félicité. Celte santé dépendait, selon lui, d'une h a r m o n i e , c'est-à -dire d'un r a p p o r t e n t r e les m o u - vements et les forces résistantes, consistant dans la p e r - manence de la figure 5 la maladie au contraire naissait du changement qui s'opère dans celte figure. Dès n o t r e nais- sance, tout ce qui arrive à n o t r e corps est produit p a r une combinaison de toutes les causes externes qui agissent sur lui relativement à sa constitution primordiale. Il a r e c o n n u que les deux principaux organes de la vie sont le cerveau el le cœur, que les fluides du corps humains doivent se distinguer en trois substances selon la différence de leur densité, le sang, la sérosité ou la lymphe et une malière subtile vaporeuse; que tous les vaisseaux de n o t r e corps sont de trois genres, n e r v e u x , artériels et veineux. Dès l'origine, la matière prolifique animant p a r son application le corps de l'embryon y met eu mouvement le sang, du- quel sont composées ensuite toutes les parties de l'animal même les plus dures, telles que les chairs, les cartilages et les os. Ces sentiments de P y t h a g o r e , dit un médecin qui a traité de sa diététique, si conformes à la vérité et à tout ce q u ' o n enseigne aujourd'hui dans les meilleures écoles, doivent d o n n e r à un lecteur qui réfléchit ce plaisir vif que l'on ressent à t r o u v e r dans les grands h o m m e s de tous les temps et de tous les pays u n e même manière de penser (1). La journée d'un pythagoricien commençait par une p r o m e n a d e matinale dans des solitudes paisibles, dans des bosquets sacrés où il rafraîchissait ses sens, et recueillait (t) Du régime de vie pythagoricien, par Antoine Cocchi, de Mugello. Genève, 175o, p. 3o.