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3« et humaines ? 11 n'est rien en l'humaine invention où il y ait tant de « vérisimilitude et d'utilité, que la philosophie pyrrhonienne ; ceile-cy <• présente l'homme nud et vide recognaissant sa faiblesse naturelle " propre à recevoir d'en haut quelque force étrangère, desgarny d'hu- •< inaine science, et d'autant plus apte à loger en soi la divine ; anéanti « dans son jugement pour faire plus de place à la foy ; ny mécréant, « ny establissant aucun dogme contre les loix et observations com- « munes ; humble, obéissant, disciplinaire, studieux, ennemi juré « d'hérésie, et s'exemptant par conséquent des vaines et religieuses < opinions introduites par les fausses sectes. C'est une carte blanche > « à prendre du doigt de Dieu telle forme qu'il lui plaira d'y graver. « Plus nous nous renvoyons et commétons à Dieu et renonçons à « nous et mieux nous en valons. Accepte, dit Y Ecclésiaste, en bonne « part les choses au visage et au goût qu'elles se présentent à toy, du « jour à la journée, le demeurant est hors de ta connaissance. Voilà « comment des trois générales sectes de philosophie les deux fontex- « presse profession de dubitation et d'ignorance; et en celle des dog- « matistes, qui est troisième, il est aisé à découvrir que la plupart