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6.52 FONDATION cours mutuels, présenté à l'Assemblée législative par MM. Cainus-Mulol et Henri Pla'ce. Ils demandent, par année, au travail manuel, 120 millions. A chaque industriel employant des ouvriers, 5 centimes par jour de travail et par ou- vrier, 120 millions. Un impôt spécial, 240 millions. Total. 480 millions. Avec ce capital énorme, très-simple à obtenir, quand il ne sort que e la plume, ils consacrent : 2 fr. par jour en secours aux malades. 73 millions. 1 fr. par jour aux vieillards, 73 millions. 2 fr. par jour pour le chômage, 219 millions. Total. 365 millions. Les 224 millions non employés seraient consacrés à former une ré- serve et à créer des écoles professionnelles pour l'industrie et l'agri- culture. La réserve pourrait être employée en prêts hypothécaires fractionnés en petites sommes. Ce projet n'a qu'un tort, c'est de dépasser les limites du possible, auquel on est toujours forcé de revenir. Mais la Caisse des secours et des retraites des invalides de la main-d'œuvre doit-elle être livrée à ses seules ressources ? Ne devra-t- elle puiser ces moyens financiers que dans la capitalisation des dé- pôts, dans les chances de la mortalité et du fonds perdu? Abandonnée à ses propres forces, la Caisse serait impuissante, peut-être même avec les conditions absolues du placement viager. 11 vaut mieux restituer une partie du capital à la famille, et pourvoir, par une dotation parti- culière, prélevée sur le budget national, au fonctionnement efficace de l'institution. La Caisse de Lyon a résolu d'une manière heureuse la dotation des secours mutuels et des pensions par un prélèvement de six centimes par kilogramme, sur le conditionnement des soies. C'est là une solu- tion du problème qui pourrait être applicable à d'autres industries. Ainsi, la branche de l'orfèvrerie essaie, à Lyon, d'établir sa Caisse par- ticulière de prévoyance sur une contribution de dix centimes par ki- logramme d'argent et par hectogramme d'or présentés au poinçon- nage. Toutefois, un établissement général n'aurait pas les mêmes facilités, car toutes les matières premières ne se prêtent pas à l'assiette d'une