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                                  DE



  LA RÉUNION DE LYON
            ET DES COMMUNES SUBURBAINES.


                           (SUITE ET FIN).




    Que nos concitoyens se persuadent bien de cette vérité,c'est que les
 libertés qui sont exposées à disparaître de la seconde ville de la Ré-
 publique, ont traversé toutes les phases de la monarchie ; c'est que
 •a création des communes a donné naissance à ce glorieux tiers-état
lui a réalisé les immortelles réformes de 89 ; c'est qu'il est un devoir
sacré pour les citoyens de s'opposer par toutes les voies légales à
 Une si funeste usurpation.
    Nous chercherons à établir aux yeux les plus prévenus combien,
dans l'intérêt même de l'ordre, doit être intact le pouvoir confié au
maire d'une commune comme Lyon, au chef d'une si grande famille,
 au magistrat entouré d'une confiance si haute, et nous invoquerons
 une autorité qu'on ne récusera pas :
    Dans son rapport à la Chambre des députés, en 1829, M. Dupin
s'exprimait ainsi : « Il faut être du pays qu'on prétend administrer
    « Sous l'ancienne monarchie, à toutes les époques, les maires et
échevins ont dû avoir maison et domicile dans la commune pour y
prétendre aux honneurs municipaux .... Si la commune est le premier
clément des sociétés, si elle en offre la première image, il faut que
'e maire, à l'exemple des patriarches, vienne planter sa tente au mi-
lieu de la tribu qu'il gouverne. »
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