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,'502 DE L'ACTION DES COMPTOIRS NATIONAUX.
été admis clans le premier semestre est assez important pour faire
juger du service rendu par l'institution. Ces effets sont arrivés au
chiffre de 2,361,653 f. 12 c. Les escomptes sur récépissés de mar-
chandises à la somme de 179,412 f. 10 c.
Nous terminerons, en répondant par une considération générale
à une objection qui nous a été faite. Les partisans exagérés de la li-
berté commerciale ne peuvent souffrir que l'on régularise, pour le
bien de la grande association française, les moyens de soutenir sou
activité. Soucieux de leurs intérêts privés, ils voient avec peine l'ins-
titution combinée de la Banque de France avec les Comptoirs nationaux,
parce que, disent-ils, c'est monopoliser les moyens de crédit et ab-
sorber ainsi la liberté individuelle.
Les chemins de fer, ces grandes voies de communication, détrui-
sent-ils les moyens de transport dont on se servait sur les routes
ordinaires ? Non, ceux-ci se reportent vers des contrées dont les com-
munications étaient difficiles ; c'est ainsi qu'ils rapprochent les dis-
tances, et permettent aux habitants de ces contrées isolées d'utiliser
un temps précieux qu'ils perdaient par la difficulté du déplacement.
11 en est de môme de l'organisation de la Banque nationale et des
Comptoirs. La Banque est la grande voie de crédit ; les Comptoirs na-
tionaux, les embranchements ; les banques particulières, les aboutis-
sants, voies libres de circulation. Ainsi, peut-il y avoir monopole,
lorsqu'une institution fonctionne pour tous et avec tous. N'est-ce pas
a fondation de la République financière?
VIVIER aîné,
Membre du Conseil d'administration
il» Comptoir d'escompte de Lyon.