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A L'ASSEMBLÉE DES REPRÉSENTANTS. 257
ra
développée , comme l'herbe pousse au printemps. Là , je le ré-
II ;e> e "e est sacrée, et la France ne doit pas souffrir qu'on y touche !...
aut qu'ils souffrent (disait-il encore, en parlant des gouvernements
solus ) à Turin, à Florence, à Rome, ce que des états souverains
° nt le droit d'y faire. »
Certes, ce langage n'était pas sans mérite; et paraissait assez rai-
n
nable, mais il n'avait pas la force et la sévérité qui distinguent la
u
velle manière de l'orateur. Nous devons dire qu'il renfermait, par
^pensation, un sens plus juste, plus humain, plus moral. En effet,
" est-ce que cette doctrine nouvelle : de la nécessité inexorable,pour
Papauté, de posséder un peuple comme on possède un esclave?
' te obligation faite au pape d'être despote, n'est-ce pas un outrage Ã
religion, à la justice, à la morale? n'est-ce pas le démenti de tout
Passé, la négation de tout l'avenir de la France , car c'est la con-
signation du droit.
A
msi, voilà qui est convenu, le peuple romain est mis hors la loi
progrès ; il ne s'appartient plus ; il est désormais serf de l'Église,
est un nouvel oblat, voué pour toujours au régime papal, par l'in-
r
" et la dévotion de ses frères catholiques. 11 est déchu de ses droits
v
'"iques ; il y a prescription contre lui ; il n'est pas même libre
,, n s sa conscience ; il ne pourrait pas même retrouver la liberté par
a
Postasie, car l'intérêt du catholicisme s'y oppose. Et si, par mal-
e,lr
j ce peuple renonçait au culte de ses pères, vous, conséquents
ec vos principes, vous seriez obligés de placer le bourreau entre
^ m e et Dieu, car l'intérêt du pape est d'être souverain temporel,
'intérêt du pape se confond avec l'intérêt général.
Mon Dieu ! qu'a donc fait la papauté, pour qu'on ose faire dépen-
e
Uniquement des conditions temporelles la grandeur de sa mission?
est-ce pas la dégrader, que de lui donner pour appuis la servitude
Un
peuple et la pratique d'un éternel déni de justice? Certes,M. Thier3
ait
moins dangereux pour l'Église, lorsqu'il n'était pas son ami, et
Welle lui reprochait d'être voltairian. Rien n'est triste, rien n'est
erile comme le zèle religieux , sans la moralité et le sentiment
e
ja justice.
, *i les puissants catholiques se délient tellement de l'équité du pape.
ans
la répartition qu'il fait à toutes les nations, des bénédictions
P'rituelles ; si elles le présument si faible, ou si inepte qu'il puisse
«criflep j e s m térèts de la communauté chrétienne à des intérêts po-
ilues ou temporels, en un mot, si elles le croient à ce degré corrup-
'e> qu'il puisse metlre sa puissance spirituelle au service du sou-
erai
n, soit peuple, soit prince, dont il sera l'hôte, pourquoi n'es-