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  258                            DISCUSSIONS
  sayent-elles pas de s'entendre entr'elles, pour lui créer une posi-
  tion indépendante et respectée de tous, quelque part où la population
  ne lui sera pas iWstile, parce qu'elle ne se sentira pas asservie (1)? ^ e
  peut-on établir une capitale spirituelle delà fédération catholique, dans
  laquelle le souverain pontife aura pour sa garde un contingent oe
  troupes de chaque nation, et une liste civile garantie et fournie p ar
 chaque gouvernement, à proportion de sa population ? Ce que l'on &
 fait pour le clergé français devenu, depuis qu'il a perdu ses bien»
 temporels, une magistrature nationale, ne pourrait-on le tenter pour
 la papauté, qui serait alors une magistrature catholique, soutenue p*r
 la catholicité tout entière ? L'Église de France est-elle déchue en gran-
 deur, a-t-elle perdu quelque chose de sa dignité, son indépendance
 a-t-elle été diminuée, parce que l'État est devenu son débiteur?
     Quant à nous, nous ne pouvons croire un seul instant que le pape
 soit disposé à accepter tel qu'il lui est offert, c'est-à-dire sans restric-
 tion, ce principe de M. Thiers, qu'il n'y a d'indépendance pour Ie
 pontificat que la souveraineté temporelle ; nous ne pouvons nous ima-
 giner qu'il ne recule pas devant les conséquences qui y sont impli-
 quées; nous nous refusons à penser que le pape ne peut exister
 qu'à la condition d'être roi absolu, que l'église ne peut prospère1'
 que par une iniquité, que la foi des chrétiens dépend des conditions
 temporelles du pontificat. Si nous nous nous trompons, si les î$*
 nous prouvent que de telles idées prévalent au XIXe siècle dan?
 le monde chrétien, nous répéterons avec le philosophe payen : fi