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DR L'AGGLOMÉRATION LYONNAISE. 1 17
Lyon, qui compte aujourd'hui quarante conseillers, n'en aurait plus
^ue vingt-sept.
La Guillotière,de trente-sept conseillers,n'en compterait plus que sept.
La Croix-Rousse, de vingt-huit, tomberait à trois. Vaise, de vingt-trois
conseillers, serait réduit à deux.
Dans le cas où les Conseils municipaux des communes réunies ne
Procéderaient pas à l'élection des conseillers qui devraient faire partie
"U nouveau Conseil de Lyon, le Préfet aurait le droit de désigner les
Membres de ces Conseils, eu les prenant parmi les conseillers muni-
ci
Paux des villes.
Jusqu'aux premières élections, en cas de vacance, il serait pourvu
au
remplacement, par le Préfet, sur une liste de trois candidats pré-
sentés par le Conseil municipal de Lyon.
Le Préfet du Rhône exercerait, dans la ville de Lyon, toutes les at-
tributions dévolues, à Paris, au Préfet de police, à l'exception de cer-
ta
ines attributions, qui seraient réservées au Maire.
Le Préfet aurait entrée au Conseil municipal ; il présenterait son
"Udget spécial, réglé par le Ministre de l'intérieur, ainsi que celui des
dépenses de police générale pour la part afférente à la ville de Lyon.
Le projet de réunion des communes de l'agglomération lyonnaise
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fait aucune mention ni delà délimitation de la ligne d'octroi, ni du
taj
if commun des droits d'octroi, ni de la liquidation des dettes de
chaque commune, ni delà co-propriété des biens communaux.
Dans'sa séance du 8 septembre, le Conseil général du département
a
entendu le rapport qui lui a été présenté, sur cette question, par son
Président, M. de Vauxonne.
Le rapporteur a retracé les transformations successives de l'autorité
j^unicipale de Lyon, depuis la Révolution de 1789 jusqu'à nos jours.
" a montré les communes suburbaines de la Guillotière, de la Croix-
gousse et de Yaise, grandissant peu à peu et entant leurs rameaux sur
le
tronc principal de la commune-mère.
Il a présenté l'assiette des communes suburbaines vis-à -vis de la
métropole lyonnaise, comme ne formant qu'une seule et même ville
P!«' leur position qu'aucun territoire intermédiaire ne sépare, par le
^élange incessant de leur population, par la communauté de leurs in-
térêts industriels, moraux et administratifs.
_ Examinant la question au point de vue de la sécurité publique, de
équité et d'une bonne administration, M. de Vauxonne considère que
la
réunion des quatre grandes communes facilitera le service de la
Police, lui imprimera plus d'énergie, d'activité.