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148 HE LA HÉUNIC» DES VILLES
Dans les quartiers reculés des villes suburbaines, s'entasse une po-
pulation flottante, au milieu de laquelle se glissent et se cachent des
hommes dangereux po,ur la sécurité de tous, des repris de justice, des
malfaiteurs, que l'insuffisance des moyens financiers des communes
secondaires ne permet pas de surveiller d'une manière complète. La
concentration et l'unité de direction du service de la police permettront
d'apporter à cette partie de l'administration des moyens plus puissants
et plus efficaces.
Sous le rapport de l'équité, selon le rapporteur, la réunion des com-
munes est également à désirer.
La Guillotière, la Croix-Rousse, Vaise profitent des hôpitaux, des
théâtres, du mouvement commercial, sans en supporter les charges.
L'union des moyens financiers des communes présentera, pour
toute la grande famille lyonnaise, des ressources qui, réunies, centra-
lisées, se transformeront en dépenses, en travaux mieux entendus que
ne peut le permettre le morcellement des budgets du régime actuel.
Une opinion favorable à cette réunion, continue le rapporteur, a été
exprimée à diverses reprises, et notamment en 1832, par le Conseil
municipal de la ville de Lyon et le Conseil général du département-
Si, en 1849, l'on n'a pas consulté les différentes communes intéres-
sées, c'est qu'on a voulu éviter la manifestation de rivalités déjà trop
vives, et qui doivent s'effacer devant l'intérêt général du pays.
Le rapporteur, abordant la discussion du projet présenté par le mi-
nistère, en divise les articles en dispositions organiques et en règlement
transitoire.
La réunion des communes, posée en principe comme utile et néces-
saire, comment y procèdera-t-on ?
On a produit divers systèmes.
Le premier consiste dans l'application pure et simple du régime mu-
nicipal de Paris à la ville de Lyon, savoir : un Conseil municipal dont
le pouvoir exécutif serait divisé, pour l'administration générale, entre
le Préfet du département, et dont les attributions de police, de voirie,
seraient confiées à un préfet de police.
Ce système paraît présenter de grands avantages à M. le rapporteur ;
il ajoute qu'il a, cependant, pour inconvénient, un antagonisme pos-
sible entre deux magistrats supérieurs, conflit que l'éloignement du
pouvoir supérieur central ne pourrait que tardivement faire cesser.
Le second mode d'organisation municipale de la cité lyonnaise con-
sisterait dans l'établissement d'un Conseil municipal, présidé par 1e
Préfet, et réunissant, dans ses mains, les pouvoirs du Préfet de polic<;