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ET DE SALUBRITÉ EN FRANCE. 123
t-est vers ce but que doivent être dirigés les travaux des Conseils
" hygiène publique et de salubrité : ils peuvent se résumer en deux
Points : procurer, conserver la santé, en rendant l'homme susceptible
de réagir contre tous les principes morbides ; prévenir, faire dispa-
raître toutes les causes de maladie.
On l'a écrit depuis longtemps : la vie est une lutte ; la santé, comme
la
durée de l'existence, est ordinairement proportionnée à la perfection
0r
ganique, à la force de résistance. Nous ne pouvons pas changer
'ordre de la nature, ni nous soustraire entièrement aux agents nui-
sibles ; il importe donc de rendre nos corps capables de les supporter
avec plus d'avantage, en nous plaçant dans les circonstances les plus
favorables : c'est en l'état, et ce sera longtemps la plus grande diffi-
culté du problême qui nous préoccupe. Pour hâter sa solution, le dé-
nuement, le concours des citoyens instruits que l'autorité appelle Ã
s
°n aide, seront d'une grande utilité. La réalisation du progrès ne
Pourra être que lente et graduelle ; c'est un motif de plus pour intro-
duire au plus tôt, dans nos institutions, les éléments qui doivent y
conduire.
La tâche imposée aux Conseils de salubrité est modeste et peu propre
a
faire briller aux yeux du monde les facultés ou le génie ; mais elle
es
t honorable, elle fournit' l'occasion de faire le bien, sans prétention
comme sans éclat : elle n'exige pas des vues neuves et originales, mais
e
Ue demande l'étude des vérités fondamentales de l'hygiène, et des dé-
Ve
loppements immédiats de ces mêmes vérités ; elle réclame des con-
naissances d'histoire naturelle, d'économie politique, de physiologie
et
de médecine qui trouvent, à chaque instant, leur application dans
' a première des sciences, celle de conserver le premier des biens, la
santé.
A. POTTON, dr m.