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                                          CHRONIQUE POLITIQUE.                                                           29
passer sans réflexions le premier acte de notre politique extérieure : Beaucoup sont
diposés à croire que le succès de nos armes justifie notre expédition, et ils sont prêts
répéter comme l'impératrice Catherine : En t'ait de coups, il vaut mieux en donner
qu'en recevoir. Nous serions de cet avis, pour notre compte, s'il n'y avait quelque
chose de préférable au terme le plus avantageux de cette alternative : C'est de ne
pas se mettre sans raison, sans droit, sans intérêt, quand il s'agit de coups, dans la
nécessité d'en donner ou d'en recevoir. La victoire ne justifie pas la guerre. Quoi
qu on dise, quoi qu'on fasse, on ne verra jamais dans celte entreprise qu'une étour-
derie politique devenue, un peu par la force des choses, un peu par l'amour-propre des
hommes, une iniquité au point de vue de la juslice et une absurdité au point de vue
de la politique. L'expédition avait quitté la France, parce qu'on avait la certitude
que la succession de la République romaine serait ouverte au moment de notre arri-
vée sous les murs de Rome. Sans cela elle n'aurait pas .été faite, nous en avons la
conviction; le pouvoir ne l'aurait pas entreprise, la Constituante ne l'aurait pas au-
torisée. Par malheur le mort était encore vivant, et comme c'était un grand tort de
tromper ainsi les prévisions de nos hommes d'état, on se résolut à le tuer. Pourquoi
vivait-il quand il devait être mort? D'ailleurs, si nous avions laissé à l'Autriche
   îonneur d'accomplir cette besogne, notre influence morale basée sur les sympathies
   " peuple italien, était à jamais perdue en Italie. Nos grands politiques ne devaient
Pas        c
      c - ; ' - d e v a n t cette haute considération.

n'en f " ^ "'T*.& p u f a "' e u °nneur à la patience et au courage de nos soldats, elle
qu'en e r a j a m a ' S à ^ ' J ° U " e f ° ' 6 t aU b o n s e n s d e n o t r e g ° u v e l ' n e m e n t ' e t q u e l l e s
1 R" ^ n 1 1 ' ICS S U ' t e S ' " ° U S c v a i S n o n s b i e » q»e l a France, en tuant sa fille unique,
  a République romaine, n'ait commis une mauvaise action sans aucun profit. Qu'a-
'••l servi a Saturne de dévorer ses enfants ?
^ opinion publique n'a pas été assez puissante pour nous préserver de cette faute; mais
en m c est un fait accompli; cherchons donc maintenant quelle doit être la conduite
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       » rance. Son intervention lui impose un devoir politique auquel elle ne peut
^art ! e ] S O l , S , r a i r e ; s a v 'ctoire l'oblige envers les vaincus. Si elle n'avait pas pris
  ".'. a a             te e t l , n e
                         >             part aussi décisive, elle aurait pu se contenter d'essayer les
      6 8 6 faVe
fe" " ] "                 "' J e S P ' U S f a i b l e s > l e s conseils dans l'intérêt même des vainqueurs,
s a i t , e C i a m a U O n S ' l6S P r o t e s t a l i ° n s au nom de la liberté et de la civilisation. Qui
de noir e " n e m i s d e VllMe                     n'auraient pas été plus modérés devant cette attitude
prêtait 5 R e p u M i 1 u e q«'>ls ne le seront maintenant qu'elle s'est compromise en leur
lui con S 0 " C O n c o n i ' s p M a i s aujourd'hui un rôle aussi modeste ne peut plus
dées paTp" 1 '' E " e * " e n S a S é e moralement à ce qu'aucune des libertés concé-
du nroe ' ' i V * ^ 5 0 i t ' ' e P r i s e ' a c e etnem q u i ) u i a s u c c é ( l é j „ e s o i t e f f a c é e des institutions romaines. Elle
l , " , g a g ' i e P 8 " * qu'elle est la France et qu'elle a mis sa volonté et sa conscience
     a p ace de la volonté et la conscience du peuple romain.
           même, si celle révolution romaine n'a été qu'un effet sans cause, si là où nous
*vons cru voir un peuple il „'y a eu que des ombres, si toutes les réformes ont été illé-
    ' m e S ' s l t o u t c e Patriotisme n'a été qu'une fantasmagorie jouée par des histrions po-