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                           DU GOUVERNEMENT.                             145
    iialogie pèche en un point important, c'est que les pères de famille,
  Jluand ils sont assez aveuglés par leur tendresse pour se tromper sur
   es
        acuités de leurs enfants, et en faire mal à propos des médecins,
     es
        calculateurs ou des avocats, gardent pourtant encore un sens mo-
  ral
        assez juste, pour ne pas empêcher leurs concitoyens de demander
     ne consultation à Bichat, un calcul à Monge ou à Laplace, une plai-
     O'rïe à Sauzet ou à Berryer. Or, c'est là ce que font les protectio-
  n
    'stes, qui nous obligent à payer plus cher ce qu'ils font plus mal.
      Reste une dernière objection. Selon vous, j'insinue que la protec-
   t i o n est seulement utile au détenteur de capital, au propriétaire de
   a
      rente, et nullement au travailleur. C'est une chose que je n'insinue-
  rai
        jamais, parce que je l'affirmerai toujours. En fait, je crois n'en
  . v°ir pas parlé dans l'article qui m'a valu votre éloquente réponse, et
 Je m'abstiendrai, par conséquent, de la discuter aujourd'hui. Vous me
    e
     mandez si l'ouvrier ne perdra pas quelque chose « lorsque nos for-
 »es> étant tombées par la concurrence du fer anglais, il aura été con-
 gédié. ,.
      Je vous réponds : Qu'est-ce qui détermine l'élévation, non de tel sa-
   air
       e en particulier, mais des salaires en général ? C'est l'abondance du
 ca
     pital disponible pour payer les salaires,relativement à la quantité de
 Ce
     s salaires eux-mêmes. Plus il y a de ce capital, plus le taux des sa-
  bres est élevé ; plus il y a de salariés, plus les salaires diminuent. Il
 s
    agit donc seulement de savoir si la Protection accroît ou diminue la
 quantité de ce capital disponible : voilà toute la question. Or, je ne
 Pense pas qu'une nation augmente son capital, lorsqu'elle se con-
   a
     nine, par le régime protecteur, à obtenir moins de produits pour
plu
      s de travail effectué.
 , "ai fini, Monsieur, cette revue de vos agressions contre le libre-
change. J'aurais peine à ne pas m'attrister de notre dissentiment, si
' e n e pensais qu'il est borné à cette question spéciale. Vous semblez
n
   °us inviter à porter, dans ce moment, la discussion sur un terrain
P'us politique et moins stérile en résultats utiles : nous acceptons ce
c
  °nseil ; mais nous espérons, dans l'intérêt du pays et dans l'intérêt de
   0s
        lecteurs, que vous nous en donnerez le premier exemple.

                                                      .). BUY.