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                    DU COURS Dlî ZOOLOGIE.                  30Ã

   Les animaux consomment donc une énorme quantité d'oxy-
gène qu'ils puisent dans l'air, et dans les éléments nutritifs,
azotés, neutres et non azotés. Ils ne produisent donc rien et ne
jouent qu'un rôle de destruction dans la nature. Ils prennent
aux végétaux toutes leurs substances et ne s'en composent
aucune appropriée à leur nature.
   Les végétaux, au contraire, comparés à un appareil de
réduction, sont des créateurs de substances particulières qui
leur appartiennent en propre. Us réduisent l'acide carbonique
puisé dans le sol par les racines, et dans l'air par l'acte de la
respiration des feuilles. Cette décomposition s'opère dans la
matière verte et sous l'influence de la lumière solaire; alors
l'oxygène est réjeté au dehors avec les vapeurs aqueuses et le
carbone est retenu. Cette réduction de l'acide carbonique, si
difficile dans nos laboratoires, s'effectue là incessamment et
comme sans efforts. Voyez quelle quantité de carbone un
chêne séculaire doit avoir absorbée, et ce que l'on ne conçoit
pas d'abord, c'est que l'air, qui contient à peine un centième
d'acide carbonique, est une source de carbone, plus abondante
que la terre. Ainsi, figurez-vous que ce chêne croisse sur
un sol granitique ; certainement la masse énorme de carbone,
qu'il condense en lui, ne peut provenir qu'en petite quantité
de la terre. Le végétal n'est plus, pour ainsi dire, qu'un filtre
 qui laisse couler à pleins bords l'acide carbonique; remarquez,
 en effet, ce qui arrive, en l'absence de la lumière solaire : la
plante ne décompose plus l'acide carbonique, elle le rejette tel
quel; aussi sa vie végétative languit, elle se décolore, et ses
 feuilles se remplissent de suc aqueux.
  Les végétaux réduisent encore l'eau; le bois retient une
grande quantité d'hydrogène, résultat de cette décomposition.
Cette eau vient de l'absorption des racines et des rosées qui
imbibent fréquemment la plante. Ainsi, c'est encore une autre
opération d'analyse laborieuse pour laquelle il nous faut cm-