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76                           TADKOBOLIÎ

tinax Auguste étant empereur            de nouveau consul
Lieu donné par décret des décurions.
   M. Alphonse de Boissieu a communiqué à l'Académie de Lyon,
le 30 juin dernier, une notice sur ce monument. Voici le texte de
sou travail :

    " Cette inscription, dont la formule rappelle celle de tous les
tauroboles , ne nous offre, comme monument religieux , au-
cun fait nouveau. On doit remarquer seulement : 1» que le rôle
de taurobolié fut rempli par deux femmes, particularité dont
on a plusieurs exemples ; 2° que la cérémonie ne dura que trois
jours, ce qui nous prouve, contrairement à l'opinion reçue, que
 le nombre de jours consacrés aux lauroboliés était facultatif, et n'é-
 tait pas invariablement fixé à quatre. Dans cette circonstance, la so-
 lennité dura depuis le 7 jusqu'au 5 des ides de mai, c'est-à-dire,
du 9 au t t de ce mois; 3 > enfin, c'est la troisième inscription
                              <
taurobolique dans laquelle figure le prêtre Mïms Castrensis, et la
 seconde où se retrouve le joueur de flûte, Flavius Restitutus.
    « Mais en s'aidant de la date du monument et des faits qui,
dans les historiens, se rapportent à cette date ; en étudiant les
quelques traces de lettres qu'une érosion évidemment antique laisse
encore apercevoir, et, en arrivant par ce double travail à la res-
titution des lignes détruites, cette inscription, insignifiante pour
l'histoire du culte, offre un grand intérêt pour l'histoire politique.
   « L'examen attentif du monument nous montre la face prin-
cipale légèrement altérée dans toutes ses parties. Le frottement
d'une part, l'empâtement et les dépôts aqueux et calcaires, de
l'autre, ont rendu la forme des caractères un peu incertaine, et
le travail du ciseau moins profond et moins vif. Mais celte alté-
ration générale, qui est légère et qui porte sur loute la surface,
n'a rien de commun avec celle qui a fait disparaître la moitié de la
troisième ligue et la totalité de la quatrième. Il y a, dans cette partie,
un travail de destruction évidemment fait par la main de l'homme.
Le temps n'imprime pas sur une partie seule d'un bloc si dur, des
traces si profondes et si régulières, et le hasard ne dirige
pas ses coups avec tant d'intelligence, il y a ici mutilation pré-