page suivante »
l.K FARTIIÉNOÎS'. i">9 anglais et russes ; et, en 1842, j'ai pu les vérifier encore avec MM. Chenavard et Dalgabio, qui se trouvaient a cette époque en Grèce. Maintenant, après avoir examiné les dispositions générales des temples de construction, les sculptures qu'ils renfermaient, nous compléterons celte revue succincte par quelques mots sur sa décoration polychromale. Cette décoration ne s'éten- dait pas seulement aux moulures intérieures et extérieures, mais encore aux sculptures, et môme aux parties lisses du temple. Car aujourd'hui il n'est plus permis de douter de l'emploi que les Grecs ont fait de la peinture dans la dé- coration de leurs édifices. Les travaux des Letrône, Bronsled, Hittorf et autres, ne laissent plus aucune incertitude à ce sujet. Les couleurs s'appliquaient d'abord comme tons, et en- suite aux ornements tracés sur les moulures, ce qui avait pour but de rendre léger et d'embellir des moulures qui, sans cela, auraient pu paraître grossières et trop simples. Du reste, avec un peu d'attention, et surtout point de préjugés, on peut ré- tablir encore toute la décoration polychromale du Parthénon. Ici j'ai trouvé du bleu, là du rouge, plus loin du vert, et, ce qui est encore plus concluant, les contours eux-mêmes de la plupart de ces ornements. Les bas-reliefs eux-mêmes étaient colorés, et ce qui me confirme encore dans cette opinion, c'est que beaucoup d'ac- cessoires que nous ne retrouvons plus aujourd'hui dans les sculptures du Parthénon et d'autres temples de la même époque, existaient sûrement dans l'origine, soit en métal, soit seulement en couleur. Ceci s'applique surtout aux costumes et aux ornements, tels que couronnes, bracelets, etc., pour lesquels le type de chaque figure principale, soit héroïque, soit mythique, avait déterminé d'avance des couleurs indi- viduelles ou locales. En outre de ces décorations, on voyait encore à l'ex-