Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
               OEUVRE DES DAMES DU CAI.VAIBE.                     :273

à plaindre que la jeunesse et l'activité du sang ne sont point là pour
donner grand espoir de guérison. Aux envahissements opiniâtres du
ma), la charité oppose donc toujours ses miraculeux efforts, et de
là cette OEuvre des Dames du Calvaire.
   Ce fut au mois de mai 1843 que quelques dames recueillirent au
faubourg Saint-Irenée (rue Videbourse, 12), de pauvres femmes in-
curables et dénuées de toute ressource. Il n'y avait pas seulement à
secourir de grandes infortunes : il fallait encore penser des plaies
dégoûtantes, des chancres, des ulcères infects, remuer sur leur gra-
bat tous ces membres souffrants de Jésus-Christ, lutter contre les
défaillances physiques et morales, non pas de temps en temps, mais
tous les jours, mais à toute heure. Or, voilà ce qu'ont pu faire des
personnes accoutumées aux aisances de la vie: elles ont, avec le
plus humble et le plus candide dévouement, renouvelé ces prodiges
de charité auxquels l'Evangile nous accoutume, et que saint Jérôme,
au IVe siècle, louait dans d'illustres matrones de Rome, qui comp-
taient parmi leurs ancêtres les vainqueurs du monde.
   Il n'y a pas l'ombre (l'hyperbole, et Dieu nous garde de louer la
vertu par l'exagération dans ce que nous disons ici du courage que
déploient de généreuses dames qui se sont chargées do soulager de
si profondes souffrances, de consoler avec de tendres paroles et des
mains doucement charitables tant do pauvres femmes incurables et
délaissées. Nous avons ouï raconter de ces nobles garde-malades
des choses à confondre la délicatesse mondaine, et nous pourrions
citer des paroles d'une modestie charmante échappées à celles-là
môme qui avait surmonté les plus horribles répugnances en pansant
des chairs tout en lambeaux, en soignant de pauvres créatures dont
le corps n'était plus qu'une vaste plaie.
   Nous avons dit que l ' Å’ u v r e des Dames du Calvaire ne date que
de 1843. Cette même année, le nombre des malades était de cinq
seulement ; l'année suivante il avait plus que doublé, et, l'établisse-
ment cherchant un local plus vaste et mieux aéré, l'archevêque de
Lyon mettait provisoirement à la disposition des Dames de l'Œuvre
la maison dite des Bains-Romains, rue des Farges.
   C'est donc là que l'Œuvre se trouve aujourd'hui.
   Pour être membre de cette association, il suffit de faire chaque
année, une offrande qui a été fixée à vingt francs, vu les besoins
de l'Å’uvre.
   Les personnes qui voudraient s'intéresser plus efficacement en-
core aux pauvres femmes incurables, et fournir les moyens d'aug -
menter le nombre des places, en créant à cette Œuvre des ressources
peur l'avenir, peuvent en qualité de fondateurs ou de fondatrices,
déposer un don de cinq cents francs aux mains de Mgr de Ronald,
ou des Directrices de la maison.
   L'Œuvre reçoit avec reconnaissance tous les dons en nature, tcN
que linge vieux ou neuf, vêtements de femmes, bois île lits, '.'.ou
                                                          iS