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DE LHOMME HT DE L*HUMANITÉ. '233 force de composition, et c'est parce que celle-ci l'ait pres- que complètement défaut que le corps voit diminuer le nombre de ses molécules pendant les dernières années de sa vie. Le résultat final de toutes ces modifications du dé- veloppement sériaire de l'organisme humain, c'est que les molécules qui le composent et y séjournent, y jouissent d'une vie propre ou individuelle dont la durée, très longue pendant la vie embryonnaire, devient plus courte aussitôt après la naissance, a probablement son minimum pendant la première et la seconde année de l'enfance, et va ensuite en augmen- tant graduellement jusqu'à la mort. Il en serait de môme pour les premiers hommes, ces molécules de l'embryon humanitaire, dont la longévité nous cause tant d'élonne- menl. Après ia naissance de l'Humanité, la vie des individus est devenue plus courte, mais elle doit s'alonger graduelle- ment jusqu'à ce que, dans un âge avancé du grand être dont ils font partie, leur vie atteigne une moyenne supérieure à celle des hommes d'à présent. Cette présomption s'ap- puie sur ce fait bien reconnu aujourd'hui, parce qu'il est établi sur des relevés statistiques qui datent de plus d'un d e - mi-siècle, à savoir, que la vie moyenne de l'homme s'est accrue et tend à s'accroître dans la plupart des pays ci- vilisés. Si, comme tout le démontre, tout est lié dans la nature, une certaine analogie doit exister entre les communica- tions de l'homme avec le reste du monde, et celles de l'Hu- manité avec les autres parties de l'univers placées au dessous et au dessus d'elle. Ces communications ne sont point les mômes aux divers âges de l'Humanité, cl en cela elles cor- respondent à celles de l'homme aux diverses époques de sa vie. Dans les premiers temps, elles sont indispensables à l'existence de l'être et n'ont pas d'autre but que sa conser- vation et son développement. Plus lard, sans perdre encore