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DES SÉANCES DE r.A SOCIÉTÉ FRANÇAISE. 187 de fouilles ne sont à ses yeux que très indirectement l'objet de ses allocations, M. Commarraond demande qu'on s'intéresse à la conservation des mosaïques devienne, que l'élude des chemins de fer menace sérieu- sement. M. Desjardins signale la chapelle bysantine de Chatillon d'Azer- gues. Elle est dans un état complet de décomposition ; elle est lé- zardée de toute part. La commune y a ses cloches et voudrait la conserver. M. Commarmond dit avoir entendu, de la bouche de M. Mérimée, que le gouvernement ne donnerait rien si c'était une chapelle parti- culière. M. Desjardins affirme que la chapelle appartient à la com- mune. M. de Caumont ajoute que le gouvernement ne peut donner que dans quelques années ; la Société doit donc marcher en avant, et susciter des résultats. Le grand nombre des habitants de Chatillon, dit M. Desjardin, a la bonne intention de la restaurer ; ceux qui ne veulent pas seront entraînés à la vue de l'intérêt qu'y apportent des étrangers. M. de Caumont demande à quelle somme peut aller une restau- ration complète. M. Desjardins l'évalue à quatre ou cinq mille francs. Il pense que les habitants y arriveront avec le secours du gouverne- ment ; c'est une tentative. Du reste l'allocation sera conditionnelle. Plusieurs membres appuyent la demande de M. Desjardins. La Société alloue conditionnellement la somme de 200 francs, pour aider à la consolidation de la chapelle. M. Desjardins est chargé de surveiller les travaux. * La séance est levée à une heure. * La Séance esl reprise à deux heures. M. Grandperret ouvre la séance par la lecture fort intéressante d'une dissertation sur l'origine de Lyon. Cette lecture est entendue avec tout l'intérêt que commandent la science et l'érudition de l'auteur.