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388 L A ' R E V U E LYONNAISE moment, le mendiant se transfigura et apparut sous la forme du dieu Yama. Il demanda aux deux époux ce qu'ils désiraient obtenir, l'un pour sa piété envers les hôtes, l'autre pour sa parfaite obéissance aux ordres de son mari. Tous deux-supplièrent le Dieu de leur épargner les horreurs de l'agonie quand ils devraient quitter le monde. Le Dieu promit, et ils moururent, en effet, sans douleur. Le même ouvrage donne aux époux les conseils suivants : Après avoir accordé l'hospitalité à ceux qui la demandent et avoir mangé, on doit se laver les pieds et les mains, et se coucher.sur un lit sans fente, d'ivoire ou de bois convenable, large, solide, aplani et propre. Il ne doit pas être fait de cinq matières ; il faut y étaler des toiles. Qu'on ait soin d'avoir la tête tournée dans la direction de l'Est ou du Sud. Tourner la tète dans la direction des autres points cardinaux, c'est aller au devant de la maladie. Il est bon de s'unir dans un tenïps propre à la conception, il est mieux de choisir le moment où paraît l'étoile sous l'influencé de laquelle le mari est né. Ne cohabitez pas avec une femme stérile, malade, qui a ses règles, qui n'a pas d'amour pour vous, qui est en colère, faible, ivre, enceinte, gourmande ou constipée. Que celui qui est entaché de pareils vices s'abstienne également. Avant la copulation, il est bon que l'homme se baigne, se parfume, s'orne de fleurs, prenne un bon repas et conçoive mûrement le désir de l'acte. Ceux qui, après s'être baignés dans les jours de la nouvelle lune ou de la pleine lune, ont commerce avec des femmes tomberont dans l'enfer où on se repaît d'ordure et où on boit de l'urine. Dans de pareils jours, les sages doivent lire avec dévotion de bons livres, se livrer à la méditation et à la prière. Il ne faut point cohabiter avec la femme d'autrui ni avec des animaux. Il ne faut jamais se livrer à l'amour dans des maisons où résident des divi- nités ou des Brahmes, dans des carrefours, près des étangs sacrés, dans des temples, dans des places de refuge, dans un lieu public, près d'un bûcher funèbre, dans les jardins qui l'avoisinent, dans l'eau, pendant le jour, sur la terre, dans les rues. Il ne faut pas commettre l'acte vénérien avec la femme d'autrui, même par la pensée. Ce serait également un grand péché que d'exprimer un