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         NOUVEAUX SOUVENIRS DE PONDIGHERY                        395
père, la mère, le frère aîné, les parents paternels, les maternels.
Les femmes sont en tutelle perpétuelle ; je ne reviendrai pas sur ce
que j'ai déjà dit au chapitre précédent.
   Communauté.—Il         existe dans l'Inde un régime de commu-
nauté tout à fait patriarchal quant à la propriété des biens. C'est
une espèce de société légale entre proches parents vivant sous l'ad-
ministration du plus âgé ou dé celui qu'ils ont choisi. Les familles
indiennes sont généralement dans cet état. La communauté com-
mence ordinairement entre les frères à la mort du père commun,
c'est-à-dire, que si un chef de. famille qui n'était pas lui-même en
communauté vient a mourir, ses biens passent à. tous ses fils,
comme s'ils ne formaient qu'une seule tête. La durée de la com -
mnnauté est illimitée ; elle subsiste tant qu'un partage n'est pas
intervenu. Elle peut donc comprendre plusieurs familles toutes
liées entre elles par la parenté agnatique. Un des communs venant
à mourir, sa succession, à moins qu'il n'ait des biensparticuliers,
ne s'ouvre pas à proprement parler, ses enfants mâles prennent sa
place dans la communauté, mais ses biens n'en sortent pas. Le
chef a un pouvoir d'administration générale, semblable au pou-
voir du mari sur les biens particuliers de sa femme, sous les
divers régimes delà communauté. Le droit de demander le partage
existe pour chacun des communs. Cependant les veuves et les filles
qui n'ont droit qu'à, des aliments ne pourraient le provoquer. Si un
seul veut sortir, on lui délivre sa part et l'indivision continue à
l'égard des autres. L'acte qui constate le partage s'appelle acte de
 Visty.
   Successions.—Tout le système des successions repose sur l'ac-
complissement par l'héritier de certains devoirs envers les mânes
du défunt et des ancêtres et sur la capacité de faire les cérémonies
funèbres. Ces cérémonies consistent, nous l'avons vu, dans l'oblation
d'un gâteau pour les parents les plus rapprochés ou dans des liba-
tions d'eau pour les parents d'un degré plus éloigné. Les femmes
étant, nous l'avons vu aussi, incapables d'accomplir ces cérémonies,
sont, en principe général, exclues de l'ordre des héritiers; elles
n'héritent qu'exceptionnellement et dans les cas prévus par la loi.
   1° Successions en ligne directe. — En première ligne viennent
les fils légitimes ou adoptifs et leur ^descendance mâle jusqu'au