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                      ACADEMIE DE LYON                           251
Alors on explique la chaleur dégagée dans les actions chimiques
par la précipitation des molécules les unes s,ur les autres. De là la
production d'énergies physiques et d'énergies chimiques. Mais
comme les mouvements développés dans ces actions sont insen-
sibles et ne peuvent être mesurés directement, on ne pourra
résoudre la question que par voie indirecte. Il faudra que la con-
formité des expériences avec les résultats prévus par la théorie
démontre que les forces chimiques sont de même ordre que les
forces naturelles. M. Loir donne une description rapide des pro-
cédés expérimentaux et des appareils calorimétriques, réservant
pour une autre communication ce qui est relatif à des applications
particulières qu'il étudie en ce moment.
   Séance du 31 janvier. — L'Académie, au début de sa séance, a
voté une somme de cent francs pour s'associer à la souscription
destinée à offrir une grande médaille à M. Pasteur.
   M. Caillemer a lu un travail sur des opuscules inédits du
diacre Florus. L'intérêt de cette étude est de prouver qu'un com-
mentaire tiré d'un manuscrit de Saint-Marien d'Auxerre, et
publié dans le Spicilegium de d'Achery, est bien du diacre
Florus, ainsi que le savant bénédictin l'avait conjecturé. Une
preuve nouvelle vient d'en être donnée. Les constitutions et ca-
nons dont l'écrivain de l'âge carolingien a donné le commentaire
sont la reproduction exacte de celles qui sont réunies dans un
manuscrit aujourd'hui conservé en Angleterre, dans la riche
bibliothèque particulière de Cheltenham ; c'est un manuscrit du
huitième siècle, qui était autrefois à Lyon et que Sirmond a
décrit sous le nom de Codex Lugdunensis. Mais un manuscrit
du dixième siècle, appartenant à la Bibliothèque Ambrosienne
de Milan, donne, sans nom d'auteur, la même collection de con-
stitutions et de canons. Chaque extrait, dans le manuscrit de Milan,
est accompagné d'un court commentaire, sauf la vingtième consti-
tution qui est suivie d'une longue amplification conforme à celle
que d'Achery avait déjà trouvée dans le manuscrit d'Auxerre.
  Or, cette amplification est une accusation en règle dirigée contre
un évêque qui n'est point nommé, mais qui est désigné ironique-
ment sous le nom de prœtorialis episcopus, parce que, au mépris
des saints canons, il oblige les clercs à porter leurs procès devant