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162                  LA REVUE LYONNAISE
de nouveaux litulaifes. Deux membres correspondants, M. Charles
Lucas et M. Gabriel La Bâtie ont été élus. Pour la président)^ au
premier tour de scrutin, M. Loir, doyen de la Faculté des sciences,
a été élu président de la classe des sciences, et en quelques mots
émus a remercié ses confrères de ce témoignage de confiance
presque unanime. L'élection de la classe des lettres et arts a été
plus épineuse et a nécessité trois tours de scrutin. En faut-il con-
clure que le monde des littérateurs et des artistes est sujet k plus
de compétitions et d'orages? Sans insister sur les diverses péri-
péties de ces trois votes, indiquons seulement qu'au dernier tour,
celui où la simple majorité suffit, M. Rougier, avocat et professeur
à la Faculté de droit, était désigné.
   Puis l'Académie a renouvelé les pouvoirs de M. Bonnel, son
secrétaire général pour la classe des sciences, et de M. Morin-Pons,
son trésorier. Enfin elle avait un archiviste à nommer. Cette place
avait été longtemps occupée par le regretté M. Mulsant qui avait
trouvé, dans les dernières années de sa charge, en la personne de
M. le docteur Saint-Lager, un collaborateur volontaire, plein d'ex-
périence, de zèle et de devoûmenl. Au moment de la mort de
M. Mulsant, M. Saint-Lager "ne faisait point encore partie de
l'Académie. Un des membres, M. Locard, avec cette délicatesse qui
allie la courtoisie et le dévoûment, avait consenti à se charger
provisoirement des fonctions d'archiviste, et une fois M. Saint-
Lager élu, avait donné sa démission. L'Académie, continuant par
son vote M. Saint-Lager dans les fonctions qu'il avait spontanément
remplies d'une manière -bénévole, l'a nommé son archiviste.
   La séance du mardi 13 décembre a été la préparation de la
séance publique solennelle que l'Académie devait tenir le mardi 20.
M. Rougier, absent le jour des élections, a remercié la compagnie
de l'honneur qu'elle lui avait fait en le nommant président. Le
souvenir de son père, M. le docteur Rougier, qui avait occupé les
mêmes fonctions, devait tout naturellement être évoqué en une telle
circonstance. Les Académies sont les meilleures gardiennes des
traditions, et elles aiment toujours qu'on leur rappelle leurs an-
ciens souvenirs.
   C'est aussi eu cette séance que l'Académie a autorisé l'impression
dans la Revue lyonnaise d'un compte rendu mensuel de ses séances.