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238 LA REVUE LYONNAISE André, entrepreneurs renommés pour la solidité de leurs con- structions et le soin qu'ils y apportaient. L'un d'eux est le père de Gaspard André, l'architecte à la fois si fin artiste et si habile con- structeur, qui a bâti le théâtre des Gélestins et vient de terminer la fontaine de la place des Jacobins. Pénélon et Villatte bâtirent lés maisons du côté du nord, qui portent le n° 38 sur la rue Tupin et les noâ 33 et 35 sur la rue Impériale; les frère André, sous le rapport de la profondeur du ter- rain et de l'exiguïté des façades furent les plus mal partagés. Deux de leurs maisons seulement ont façade sur la rue Impériale, où elles portent le n° 37. La troisième, desservie par la même allée, est tout entière sur cour. C'est la seule de ce genre dans toute la rue. Pénélon et Villatte et les frère André s'entendirent pour avoir au milieu de leurs constructions une vaste cour unique, qui leur pro- cura de grands locaux largement éclairés, lesquels se louèrent avantageusement, les locaux vastes manquant complètement dans les nouvelles rues. Les façades sont en pierres de Tournus, à la vieille mode lyon- naise. Percées de nombreuses fenêtres, elles ont une physionomie beaucoup moins monumentale que celles des maisons bâties par la' Société. C'est de l'architecture de « maison de rapport », suivant notre expression coutumière. L'architecte de la masse entière, moins la maison n° 39, fut M. Baudet. Celui de la maison n° 39 fut M. Seitz, décédé depuis longues années déjà . J'ignore les prix exacts des terrains. On m'a assuré que l'em- placement des six maisons qui occupent la grande profondeur delà masse fut vendu en moyenne 500 francs, ce prix ayant été haussé pour les maisons qui avaient le plus de façade, et diminué pour les autres. A prix égal de terrain, il n'y eut aucune comparaison entre le succès de cette affaire et celui de l'entreprise de la rue de la Bourse. L E S TRAVAUX DE R O U E N ET DE NICE L'habileté avec laquelle Poncet avait conduit l'affaire de la rue Impériale fut cause que l'on ne crut pas possible de s'adresser Ã