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                      ACADÉMIE Ã)K LYON                           163
  • La parole a été ensuite donnée aux divers rapporteurs des
concours dont les prix doivent être décernés dans la séance publique..
   M. Allégret avait d'abord à entretenir l'Académie des propo-
sitions faites par la commission des prix du prince Lebrun. Il
s'agit d'un concours qui offre un intérêt tout spécial ponr l'indus-
trie lyonnaise, puisque les récompenses sont destinées aux inven-
teurs de perfectionnements dans quelques-unes de ses branches si
diverses. L'histoire de ces prix décernés par l'Académie pourrait
même être considérée comme un chapitre intéressant de l'histoire
des progrès de l'industrie locale, puisque le premier lauréat des
prix fondés par le prince Lebrun a été, en 1805, le célèbre Jac-
quard.
   Cependant M. Allégret constate que le nombre des candidats aux
prix du prince Lebrun tend, pour le moment du moins, plutôt a dimi-
nuer qu'à s'accroître. Les expositions fréquentes donnent aux inven-
teurs les moyens de faire connaître et apprécier leurs découvertes
industrielles beaucoup plus vite qu'autrefois, et la publicité de ces
exhibitions dépasse évidemment celle des concours de l'Académie.
Cependant quatre candidats ont encore concouru cette année, et la
commission pense qu'il y a lieu de décerner deux médailles : la
première à M. J.-A. Veillet, de Bourg-Argental (Loire), pour ses
améliorations du tissage de la soie dans les métiers mécaniques ; la
seconde à M. Reuchsel, musicien bien connu de l'Académie par
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ses travaux qui lui ont déjà valu l'honneur d'être plusieurs fois
lauréat dans ses concours. Cet artiste vient d'imaginer un appareil
ingénieux, destiné à rendre service aux organistes ses confrères
qui pourront désormais s'exercer, d'une manière commode, à l'é-
tude des partitions les plus complexes de la musique d'orgue.' Il
leur suffit d'adopter à un simple piano ordinaire un petit meuble
mécanique, qui, par un jeu de claviers analogues à ceux de l'orgue,
permettra à l'organiste déjuger, dans un local aussi restreint que
possible, delà sûreté de son jeu et des effets qu'il veut produire.
   L'Académie adopte les conclusions de la commission.
  M. Danguin présente le rapport sur le concours pour le prix
Louis Dupasquier. C'est à la gravure que revient cette année la
récompense qui perpétuera dans le inonde artistique lyonnais la
mémoire de notre èminent confrère. M. Danguin apprécie d'abord