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318                     LA REVUE LYONNAISE
Daussigny: Sur la découverte des restes de l'amphithéâtre et de Vautel d'Au-
guste à Lugdunum, Lyon, 1863).
   L'inscription Eomae et Augusto, en grandes lettres de bronze doré de près de
40 centimètres de hauteur, n'était pas seule; une autre inscription beaucoup plus
étendue l'accompagnait. Ce sont des débris de celle-ci qui figurent sous le
numéro suivant.




                                         2


  FRAGMENTS D'UNE AUTRE I N S C R I P T I O N MONUMENTALE FROVENANT,
                           COMME LA P R É C É D E N T E ,
          DU SOUBASSEMENT DE L'AUTEL DE ROME ET D'AUGUSTE .



  Au Musée. — Fragments, au nombre de six, de grandes et épaisses plaques
de marbre pareilles à celles dont proviennent les fragments décrits sous le numéro
précédent, trouvés* comme eux aussi, à l'ancien Jardin-des-Plantes. — Lar-
geur du fragment le plus grand et de la plaque de marbre dont il a fait partie,
0 m. 90. Hauteur des lettres 0 m. 30.


          ....AwGwST-V..,                     Vil           .Tïl I


   A l'aide des trois premiers de ces fragments ainsi disposés, l'un contenant un
A incomplet par en haut, l'autre la partie supérieure d'un G ou d'un G, le troi-
sième la moitié inférieure d'une S, un T entier suivi d'une feuille cordiforme, et
une minime fraction du milieu de la branche gauche d'un V, on arrive à composer
le mot abrégé AVGVST. Ce mot ne peut être que le nom de l'empereur Auguste.
A l'époque de la dédicace de l'autel de Rome et d'Auguste, le mois d'août s'ap-
pelait encore seostilis. Il n'a commencé à s'appeler augustus qu'en 746.
   Le fragment suivant dans l'ordre adopté, contient un V et uni incomplets par
en bas et surmontés d'un trait horizontal. Ce trait, qui prend naissance au-dessus
du V et semble s'être prolongé au delà de l'I, indique que VI n'est pas un chiffre
complet, mais seulement la première partie d'un chiffre plus fort qui pouvait
être VII, VIII ou VIHI.
   Les deux derniers fragments se raccordent d'une manière certaine et présen-
tent cinq jambages droits, tous incomplets, les quatre premiers à égales distances
les uns des autres, le cinquième, au contraire, plus éloigné et tellement au bord
de la cassure qu'il n'est pas possible de déterminer ce qu'il était primitivement.
11 s'agirait donc du chiffre IIII ou d'un chiffre se terminant par IIII. Malgré la
multitude de la partie supérieure des cinq jambages, on aperçoit au-dessus de