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                POÉSIE SATIRIQUE DU XVIe SIÈCLE.                    561
           Fuyr la court de Paris et frontières.
           Vostre maintien est orgueilleux et lourt ;
           Pour faire court tout mignon frisque et gourt (1)
           A nous accourt pour rtoz doulces manières.

  Et plus loin, dans la Responce du môme factum :
           Touchant la court, ne faisons pas grand compte
           De duc ne conte, ne tenons rien qu'en friche.
           Gardez-la bien, car elle vous remonte, etc.

   Quoi qu'il en soit de la priorité de la date, nous trouvons
la Rescription bien supérieure à la Réformalion, et comme
esprit, et comme style. Ces quatre feuillets méritent d'être
sauvés de l'oubli, car ils sont pleins de verve, d'idées origi-
nales et de curieuses données sur les mœurs de l'époque.
C'est ce qui nous a déterminé à citer la pièce en entier, avec
quelques appréciations critiques, d'autant plus qu'elle est à
peu près inconnue, n'ayant été rééditée dans aucun recueil
moderne. La Réformalion a été publiée dans le beau volume
de poésies gothiques qu'a donné M. Sylvestre, et tout récem-
ment encore dans le vme volume de anciennes poésies fran-
çaises des XFe et XFP siècles, de la collection Janet.
  La Rescription des femmes de Paris aux femmes de Lyon
commence par ce quatrain préliminaire :
                Lettres, sus mettez vous en voye,
                Allez chantant fidelium,
                Sans dire qui vous y envoyé,
                Envers les femmes de Lyon.

  L'auteur déclare ici tout d'abord qu'il veut garder un pru-
dent anonyme ; mais qu'entend-il par chanter fidelium ? Un
passage de Pasquier nous l'indiquera :
   « Quand au lieu de nous acquitter de plusieurs charges,
« esquelles sommes obligés, nous les passons à la légère, on
« dit que nous les avons toutes passées par un fidelium il ne
  ( 1) Frisque et gourt, aimable et galant
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