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                           BIBLIOGRAPHIE.                           477

 apportait les distractions, les souvenirs du monde extérieur,
 avec le système musical qui leur était consacré et l'habitude
 fort peu liturgique de suppléer à la récitation commune des
prières par de mystiques et nuageuses rêveries. Dès lors, on
 dut subir dans l'église la domination et l'individualité des
 artistes; les trois maîtres du sanctuaire furent l'organiste, le
composiieur et le chef des chœurs, et, dans le diocèse même
auquel appartient M. Gromier, n'a-l-on pas dérangé l'évo-
 que de la place qu'il occupait conformément aux traditions
et aux règles anciennes pour loger l'instrument ? Ce fut,
en conséquence de l'emploi des orgues, un point important
que d'avoir dans chaque paroisse, non plus un cérémonial
bien réglé, une marche plus édifiante, un chant plus grave,
mais les meilleurs instruments et les mieux fournis enjeux
nouveaux, mais des virtuoses pour attirer la foule, et une
variété piquante dans le répertoire, pour tenir constamment
la curiosité en haleine. Les seuls avantages de l'orgue sont
(out matériels, comme sa puissance de sonorité, seule ca-
pable de remplir un vaste édifice, et tout relatifs, en com-
parant ses abus avec les abus des instruments encore plus
anti-liturgiques que lui.
   Si nos paroles semblent empreintes d'exagération, nous
prions M. Gromier de descendre des hautes régions de la
théorie, et d'examiner, à peu près partout, ce qu'est devenu
le cérémonial catholique, soumis à un pareil dissolvant, et
il reconnaîtra peut-être combien le diocèse de Lyon, dont,
le diocèse de Belley se vantait de suivre les règles, avait
sagement agi en proscrivant les orgues et la musique. Il
verra l'ordre antique et rationnel délaissé, incompris, suivi
avec dédain, el, à sa place, les concerts fantaisistes, avec pro-
grammes, noms des compositeurs et des exécutants (1), et
  (1) Une affiche annonçait ecl hiver, pour une fête patronale, la messe
en la de Mozart émulée par la Société des Trouvères. De bonne foi, de