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22                SVMPHORIEN CHAMP1ER.

docteur en théologie. Enfin, dans l'âge avancé, il réu-
nit" toutes ses forces pour dicter de sages conseils,
pour exposer, une dernière fois, ses sentiments et ses
doctrines a ses deux fils Claude et Antoine Champier.
L'aîné, qui seigneur de Faverges et de La Bâtie, en
Dauphiné, suivait avec distinction la pratique de la mé-
decine, a marché avec honneur sur les traces de son
père, tandis que le plus jeune était entré en qualité de
gentilhomme au service du duc de Lorraine et de Ca-
labre.
   C'esf au milieu du calme, des jouissances paisibles que
comportent ces douces et utiles occupations, que Sym-
phorien a terminé sa laborieuse carrière. Chose étrange !
le lieu et l'année de la mort d'un homme de cette va-
leur, qui a joué un rôle de cette importance, sont
ignorés. Des écrivains, parmi lesquels Guy-Patin est
compté, ont prétendu qu'il est décédé vers 1535 envi-
ron ; mais le fait n'est pas probable, n'est pas admis-
sible, puisque plusieurs livres du médecin lyonnais ont
été imprimés postérieurement à cetle date. Il est à
croire, ainsi que plusieurs biographes, (Nicéron, dans
ses mémoires, La Monnoye, dans ses mélanges), l'at-
testent, que sa mort n'arriva que vers la fin de l'année
1539, ou bien au commencement de 1540. Cette opi-
nion est la plus généralement reçue ; je l'adopte, bien
que mes investigations personnelles ne m'aient rien ap-
pris de positif.
   Nos pères n'ont pas manqué de reconnaissance en-
vers un citoyen que recommandaient des services sans
nombre rendus a la cité. Pour perpétuer sa mémoire,
ils ont donné son nom à une rue voisine du lieu.qu'il
habitait. Il était dû plus encore, je l'ai cru du moins,
au membre actif de l'Académie de Fourvière, au fon-
dateur du collège de la Trinité et du collège de Médecine
de Lyon , au docteur qui a cherché à éclairer ses