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SYMPHORIEN CHAMPIER. 23
contemporains, à les ramener a la médecine rationnelle
par ses ouvrages. Cette pensée m'a porté h recher-
cher, Ã exhumer ses titres scientifiques, Ã vous sou-
mettre mes appréciations et mon jugement.
DEUXIÈME PARTIE.
ANALYSE ET CRITIQUE DES PRINCIPAUX OUVRAGES DE SYMPHORIEN
CHAMPIER.
j'arrive h l'analyse, à la critique des œuvres princi-
pales de Symphorien Champier ; elles sont Irès-nom-
breuses, se rapportent a l'astronomie, la théologie,
la littérature, la philosophie, la médecine.
Il appartenait a cette forte race, avide de tout savoir,
qui semblait, au XVIe siècle, vouloir embrasser, péné-
trer toutes les branches des connaissances humaines.
Je ne dirai qu'un mot de ses ouvrages étrangers a la
médecine, bien qu'ils soient considérables.
Je me déclare incompétent pour juger les traités d'as-
tronomie ; ils m'ont paru, toutefois, n'être que la re-
production des livres des anciens, par exemple de
Platon, sur l'universalité du monde ; de Ptolémée, sur
la situation du globe. Je ne crois pas que Symphorien
ait rien tiré de son propre fond. Cependant, au point
de vue médical, j'ai remarqué dans le PronoMicum
perpeluum de prœnotionibus aslrologorum au medico-
rum, des opinions qui indiquent la droiture de sa rai-
son. Il essaie de combattre les croyances générales,
populaires sur l'astrologie ; il se montre plus éclairé
non-seulement que beaucoup d'hommes de son siècle,
mais des siècles ultérieurs, où on admettait encore-
comme réelle l'influence des jours critiques, de la