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52C HIPPOLYTE FLANDRIN.
L'idée mère de son travail n'a e'té rien moins que dépeindre
la Religion loul entière, et comme sa divine épopée. On la
suit dans son développement, depuis le berceau du monde
jusqu'Ã la dilatation universelle par l'Apostolat. Les figures
de l'Ancien Testament annoncent le Nouveau : les grands
faits de l'Evangile sont mis en regard des fait bibliques qui
leur servent comme de préparation. Il les a traités en vingt
compositions placées sur les arcades qui partagent les nefs.
Au-dessus, il a fait apparaître les principaux personnages
de l'ancienne loi; ils se présentent avec les attributs qui les
caractérisent.
De ces quarante-une figures, dont la symbolique , quoi
qu'on en ait dit, ne nous semble pas répréhensible, nous ne
pouvons citer que I«ÉS plus frappantes : Abel otfrant un
agneau; Enoch prêta monter au ciel; Moïse présentant au
peuple les tables de la loi; Josué commandant au soleil;
Samuel qui verse l'huile sainte ; Elie qui brandit un glaive de
feu ; Habacuc emporté par l'Ange à Babylonc, etc.
Quant aux sujets de la nouvelle et de l'ancienne loi, le
peintre s'est attache' en général à faire ressortir l'idée domi-
nante, à laquelle il a subordonné toutes les autres. Celte
concentration de l'intérêt sur un point unique saisit tout de
suite le spectateur.
Les premiers sujets qui se déroulent à partir de la première
arcade de gauche sont :
1. L'Annonciation mise en regard du Buisson ardent; la
Vierge écoule avec un modeste étonnement l'Envoyé du ciel.
— Brûlant sans se consumer, le Buisson ardent peut être
regardé comme le symbole de la maternité virginale de Marie.
Celle flamme qui sort de l'arbre myslérieux est rendue avec
un style qui donne à celle partie de la composition une vraie
importance. Le Moïse cachant sa tête dans ses mains exprime
bien le saint effroi qu'inspire ce lieu tout rempli de la pré-
sence de Jehova.