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FERDINAND DELAMONCE. 33
que l'aspect du monument, une idée exacte de la grandeur
de ses diverses parties,
« Vous vous êtes persuadés, poursuit l'auteur, que
« la façade de l'église répond à la beauté singulière de
« cette place, et j'avoue que je fus bien surpris moi-
« même lorsque je fixai ma vue sur l'ordonnauce de ce
« grand portail. »
Selon Delamonce, cette façade aurait été bien plus
imparfaite encore, si Carlo Maderno, qui en donna le
dessin, n'avait été forcé, pour ainsi dire, de se sou-
mettre à la grandeur des proportions et à la majesté des
embellissements extérieurs des côtés déjà construits sur
les "plans de Michel-Ange :
« En effet, dit-il, Maderno étant un de ces artistes
« malgré Minerve, ses productions se ressentent de
« l'extrême stérilité de son imagination incapable de se
« distinguer par quelque élévation de génie, ni par au-
« cune saillie heureuse. »
Et Delamonce, loin de revenir sur ce jugement sé-
vère, donne une description minutieuse de cette façade,
afin de montrer, parla comparaison, combien sont belles
les autres parties de l'édifice-, et cette description ter-
minée, il s'écrie : « Convenons donc que voilà un dessin
« bien différent de la colonnade, aussi n'est-il ni de
« Michel-Ange ni de Bernin. »
« Maderno, dit M. Quatremère de Quincy, en parlant
« de l'église de Saint-Pierre, mérite des reproches sous
« le rapport du style et du goût, soit d'ordonnance, soit
« d'ornements dans le frontispice qu'il éleva en avant
« de la basilique ; on n'aime pas à rencontrer dans la
« composition de ce portail les grandes ouvertures de