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GEOGRAPHIE DE UHABLIEU. 397
lui reproche de ne pas dire « pourquoi Charlieu et son terri-
« toire, quoique placés sous le rapport religieux dans la
« dépendance de Mâcon, dépendaient au point de vue poli-
« tique de Lyon dont ils étaient séparés d'un côté par le Beau-
» jolais et de l'autre par le Forez. »
Eh bien ! l'Histoire de Charlieu répond au contraire d'une
manière précise a cette question. Il y est dit, page 159 :
« Depuis la réunion à la couronne de la ville et du comté de
« Lyon, en 1313, le Maçonnais, qui appartenait au roi de
« France depuis 1238, avait été entraîné dans la sphère de
« Lyon, par l'importance de cette grande ville, devenue le
« siège d'officiers royaux de toute espèce, et comme un
« centre d'où la royauté rayonnait tout autour pour étendre
« son autorité. Charlieu, situé sur le territoire du Maçonnais,
« en suivait nécessairement le sort. Tous deux furent ratta-
» chés à Lyon principalement par la translation dans celte
« ville du bailliage de Mâcon, sous Philippc-de-Valois. Par ce
« changement ce n'étaient pas seulement les appels des jus-
« lices de Charlieu qui se trouvaient transportés à Lyon, mais
« aussi tout le ressort du gouvernement royal; car les baillis, Ã
« cette époque, ne rendaient pas seulement la justice au nom
« du roi, mais ils commandaient ses hommes d'armes, admi-
« nistraient ses finances et s'occupaient des détails du gou-
« vernement »
Le critique prétendra sans doute que c'est le défaut de plan
général qui l'a empêché de remarquer ce passage. Il y en a
pourtant un bien réel, que la table des matières montre suffi-
samment et qu'il eût reconnu sans doute, s'il ne se fût laissé
préoccuper tout d'abord par cette idée que sous ce rapport
le livre est à refaire comme il l'insinue.
Par le passage qu'on vient de lire, on voit que la question
a été traitée, dans l'Histoire de Charlieu, précisément au point
de vue sous lequel M. Bernard la considère, au point de vue