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398                GÉOGRAPHIE DE CHARLIEU.

politique. Mais elle ne l'a pas été sous le rapport géogra-
phique, et c'est ce que l'auteur de cet article se propose de
faire dans les pages suivantes :
    Charlieu et son territoire ne firent pas toujours partie du
Lyonnais. Aux IXe et Xe siècles, Charlieu est dit in pago ou
in comitatu matisconensi. On peut consulter à ce sujet :
annales ordinis Sancti Benedicti, tome 3 e do l'édition de
Paris, 1706, p. 182, 183, 222 et 257, et tome IV p. 103.
Les Conciles de Labbe, édition de Venise, 1730, tome XI,
colonne 575 ; Baluze, Appendix ad capitularia, édition de
Paris, 1780, tome II, colonne 1506 ; Dom Bouquet ; Histo-
riens de France, tome IX, p. 603 ; la bibliothèque de Cluny,
colonnes 277 et 278. On y verra qu'aux années 874, 876,
879, 886, 887, 946 et 996, Charlieu était situé en Ma-
çonnais.
   Il fallait qne celte situation fut bien avérée pour que la
désignation en fût aussi constante dans ces siècles de désor-
dre et de confusion, d'autant plus qu'il y eut, au IXe siècle,
des circonstances favorables pour rattacher Charlieu et son
territoire au Lyonnais. A l'époque où Boson était gouver-
neur de ce duché, il possédait l'abbaye de Charlieu (M. de
Gingins-la-Sarra, les Bosonides , p. 63 et 64), dont il
s'était emparé et dont il prétendait jouir à titre de bénéficier.
   Dans un article publié, tome XIV de cette Revue (anno
1857), on a prétendu, p. 452, que Boson avait été calomnié
par Paradin, lorsque celui-ci le donne pour un injuste pos-
sesseur de l'abbaye, et lui attribue la déclaration, suite de ses
remords, qu'on peut lire dans l'Histoire de Charlieu (p, 9).
La raison qu'on en donne, c'est que Paradin a indignement
travesti une pièce où il est question d'un seigneur nommé
Sobo, qui avait en effet envahi l'abbaye de Charlieu, jus-
qu'au jour où, touché de repentir, il la rendit à Eymard,
abbé de Cluny; il lui suffit, dit-on, pour donner à sa super-