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406                GÉOGRAPHIE DE CHARLIEU.

vrai qu'il ne l'a pas traitée d'une manière particulière? s'il y
a système quelque part, c'est uniquement de celle du critique,
préoccupé, comme on vient de voir, d'établir l'autorité des
rois de France sur la ville, dès son origine et sans fondement
aucun.L'auteur de l'Histoire de Charlieu ne pouvait être dominé
par le système qu'on lui prêle, lorsqu'il a assigné pour époque
à la charte d'affranchissement le XIVe siècle, par cette
raison pèremploire, qu'alors même qu'il l'eût adopté, il
n'aurait pas pensé qu'on pût considérer cette charte comme
une preuve de la domination royale sur Charlieu. Quelque
imposante que soit pour lui l'opinion de M. Bernard sur cette
matière, il se permettra d'être encore sur ce point d'un sen-
timent opposé au sien.
   L'honorable écrivain s'appuyesurces mois qui se trouvent
en tête de la charte, savoir qu'elle est concédée en présence
de Pierre de Roceyo, spécialement délégué par le roi de
France (p. 155 delà Revue et 11 de l'Addition). Or, ces mots
signifient-ils bien que le roi de France était maître de la
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ville, ou même qu'il y eût des droits-quelconques? Je ne le
crois pas.
   En 1269, saint Louis délègue Jean de Traves et Henri de
Gandouiller, ce dernier, bailli de Bourges, pour régler, de
concert avec Yves, abbé de Cluny, le différend enlre les bour-
 geois et, les chanoines de Lyon, el non pas seulement pour
être présent au règlement, mais pour le faire. Doit-on voir là
 un signe de la domination des rois de France sur Lyon? nul-
lement ; si saint Louis se porte comme médiateur entre les
bourgeois et les chanoines, ce n'est pas qu'il eût des droits
sur Lyon, mais plutôt parce qu'il n'en avait pas; car, s'il en
avait eu, il aurait ordonné el non arbitré. Celte intervention
ne lui en donna pas non plus par elle-même; mais elle fut
l'occasion de ceux qu'il obtint. Les arbilres, pourprix de celle
intervention même, réservèrent à son bailli de Mâcon l'appel