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596                   LA REVUE LYONNAISE
   Lystoire de saint Thomas d'Aquin. — Cette Légende est fort
longue et intéressante. On voit, dans la miniature, saint Thomas
recevant les enseignements de la sainte foi, puis les transmettant
à des moines.
    Lystoire du Bon Dyacre de Jésus-Christ. — La miniature re-
présente un diacre, nimbé, écrivant dans une pièce au fond de la
quelle se voit le Saint-Voult de Lucques. Cette légende est en effet
le préambule de l'histoire du crucifix miraculeux,dit le Saint-Voult
de Lucques, qui occupe vingt-six feuillets du manuscrit. Voici la
description des onze miniatures qui ornent cette histoire : un ange
apparaît à Nicodeme pendant son sommeil et lui ordonne de sculpter
une représentation « a la semblance de nostreSeigneur a ceste fin que
ceste ressemblance restât en ce monde. » — Nicodeme sculpte le
corps de Jésus-Christ, puis, au moment de travailler à la tête, il
 s'endort et c'est un ange qui modèle la sainte figure.— L'évêque de
Subalpine Gallefroy, étant à Jérusalem, voit en songe un ange qui lui
 dit de rechercher le Saint-Voult qui est caché dans une maison de
la ville.—L'évêque découvre le Saint-Voult et l'encense.— L'évê-
 que porte sur ses épaules la sainte figure jusqu'au port, où se trouve
le navire qui doit la recevoir.— Le Saint-Voult, entouré de divers
 personnages en prières parmi lesquels est l'évêque Gallefroy, est
 fixé au milieu d'un navire qui vogue toutes voiles déployées.— Le
 vaisseau approche du rivage qui est couvert de personnes agenouil-
 lées. — Le vaisseau aborde au port de Lune, dont les habitants veu-
 lent retenir la sainte représentation ; l'évêque de Lucques leur donne
 une ampoule contenant du sang de Notre-Seigneur. — Le Saint-Voult
 est porté à Lucques sur un char. —Il est reçu à la porte de Lucques
 par l'évêque entouré de son clergé. — Le dernier tableau repré-
 sente un des nombreux miracles faits par la sainte image ; cette
 figure est curieuse : on voit un criminel, Jean Lorens, d'Arras, age-
 nouillé la tête sur un billot; il va être décapité au moyen d'une ma-
 chine assez singulière, d'une sorte de guillotine, consistant en deux
 poteaux entre lesquels jouent une hache et un énorme maillet à long
 manche ; le maillet, manœuvré par une corde passant sur des pou-
 lies, est organisé de manière à se relever et à frapper, en retombant)
 la hache qui, placée sur le col doit tranchez la tête* Au mo-
 ment où la fatale machine va jouer, le criminel invoque le Saint-