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152 LA REVUE LYONNAISE Avant le lever du rideau, il est nécessaire de donner la définition de quelques-uns des termes que nous emploierons. D'abord voyelles et consonnes : même les plus petits gones savent ce que c'est. Or, dans tout mot latin, français ou patois, il y a une voyelle, une seule, sur laquelle, sans même qu'on s'en aperçoive toujours, la voix porte toujours d'une façon toute spéciale. Nous appellerons cette voyelle, voyelle tonique ou accentuée. Il est très essentiel d'en faire la distinction, car la même voyelle, selon qu'elle est tonique ou atone, c'est-à -dire non tonique, a des destinées fort différentes. Tout le monde sait aussi que le latin, dont nous sommes sortis, avait des voyelles longues et des brèves, suivant les mots. Ainsi dans femina,