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530 LA REVUE LYONNAISE HISTOIRE DES SCIENCES MATHEMATIQUES ET PHYSIQUES, par MAKIE (MAXIMIUEN), Répétiteur de Mécanique et Examinateur d'admission à l'Ecole Polytechnique. —• Petit in-8, caractères elzévirs, titre en deux cou- leurs. — Paris, G-authier-Villars, 55, quai des Augustins. Le vol, 6 fr. TOME I. Première période : de Thaïes à Aristarque. Deuxième période :Huitième période : de Descartes à Cavalierï. Neuvième période : de Cava- lieri à Jtuyghens. Les autres périodes paraîtront successivement en 2 ou 3 vol. analogues aux tomes déjà parus (Huyghens à Newton, Newton à Euler, Euïer à Lagrange, Lagrange à Laplo.ce, Laptace à Fourier, Fourier à Arago, Arago à Abel et aux géomètres contemporains). Les lecteurs de la Revue ont déjà été informés, qu'un savant doué d'autant de patience et de courage que de dévouaient à la science, venait de commencer la publication d'une histoire des sciences mathématiques et physiques, ouvrage de longue haleine auquel il travaille depuis quarante ans; le premier volume leur a été présenté l'année dernière. Aujourd'hui, quatre volumes ont vu le jour; ils nous conduisent jusqu'à la fin du dix-septième siècle; l'ouvrage n'est donc pas terminé ; nous allons, en attendant la fin, donner un rapide aperçu de la portion déjà très étendue que nous avons sous les yeux. Le premier volume, embrassant l'espace de trois siècles qui s'écoule de Thaïes à Diophante est divisé en trois périodes : De Thaïes à Aristarque de Samos, d'Aristarque à Hipparque, d'Hipparque à Diophante. Après avoir exposé sommairement les progrès des sciences mathématiques et des sciences physiques qui caractérisent chacune de ces périodes, l'auteur fait suivre ce résumé des notices biographiques sur les hommes de génie qui les ont illustrées, fait connaître leurs travaux, signale leurs principales découvertes, quelquefois leurs erreurs,'et donne enfin, d'après les documents qui sont parvenus jusqu'à nous, l'analyse des théories ou la solution des problèmes curieux qui ont préoccupé ces grands esprits. Dès l'entrée en matière concernant la première période, nous. trouvons quel- ques propositions que nous avons quelque peine à concilier, ou peut-être dont cous ne discernons pas bien le sens précis. « Les recherches géométriques se développent à côté des premiers essais de calcul arithmétique, mais sans qu'aucun rapport soit soupçonné entre les deux ordres de spéculations. Gela veut dire probablement que certains géomètres se souciaient peu d'appli- cations numériques ; il ne serait peut-être pas difficile d'en trouver aujourd'hui qui ne tiennent pas à être confondus avec des arpenteurs, mais on ne peut pas dire qu'ils ne soupçonnent aucun rapport entre les deux ordres de spéculations. « Les Grecs savent compter; ils n'achèteraient pas un champ sans en estimer la contenance approximativement, c'est-à -dire en négligeant les petits excédents dans la mesure et les menues monnaies dans le paiement. » Faisons-nous mieux? et, en outre, si les Grecs mesuraient letirs champs, avaient-ils des procédés autres que ceux qu'enseigne la géométrie ?