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                                  FELIBRIGB                                              413



 LA flANSOUN DI DOUS FLASQUET                        LA CHANSON DES DEUX FLACONS
CANTADO     ENCO      DE   L ' O S T E   A BRI EU   CHANTÉE       CHEZ I/HÔTK ABIUKU

            Per H très bons arquin                       par les trois bons compagnons

 PAU ARENE, FÉLIS GRAS ET PEJKE GRI\ OI.AS           Paul ARÈ5E, Ftlii tais et pierre G11IWU8

            Sur l'èr dou Bastimen                            Sur l'air du Bâtiment


  Se n'en manqué d'uno boutiho,                        II s'en manqua d'une bouteille
  Resterian se coumo amadou                         — nous restâmes secs comme ama-
                                                    dou. — Sans quoi nous traversions
  Senoun travessavian i'Aupiho,                     l'A]pille, — et conquérions le Pa*
  Counquistavian lou Paradera...                    radou. — Allons-y, zou! —Tous,
      Anen-ié, zou !                                camarades, ~- e t g r i s e n plein,
      Tôuti coutrio
      E bèn sadou !

  Mai Aubaneu, un marrit orne,                       Mais Aubanel,un mauvais homme,
                                                    — nous a refusé la réjouissance
  Nous a refusa lou souquet.                        — se disant: « 11 faut que la cha:.r
  S'ero di : — « fau que la car drome »             dorme. » — Et il n'apporta que
  E n'aduguè que doua flasquet.                     deux flacons.—Voyons, pourquoi,
       0 mai pe'qué,                                ô méchant homme, — rien que
                                                    deux flacons ?
       Lou marrit orne,
       Que dous dasquet?

  Aubaneu respond : — Sounjo-fèslo                    Aubanel répond : « Songe fôtes
                                                    — d'Avignon et de Sisteron. —     -
  D'Avignoune de Sistèroun,
                                                    De deux flacons, il y en avait de
  De dous flasquet de n'iaviè de resto              reste, — de deux flacons il y en
                                                              •
  De dous flasquet n'iavié bèn proun.               avait assez, — E'oervelés, — pour
      0 boujarroun,                                 vos têtes, — il y en avait assez. »
      Per vosti tèsto,
      N'i avié bèn proun !

  Dessus aquèu discours de mage                       Sur ce discours