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BIBLIOGRAPHIE 95 minalité ou l'histoire de l'alimentation, ou les initiant aux rites et aux mystères des vieilles religions de l'Orient. Depuis, la Société d'anthropologie a interrompu le cours de ces conférences publiques, dont la reprise prochaine est impatiemment attendue. La variété des sujets abordés jusqu'ici par ses conférenciers, montre la lar- geur du programme de la Société d'anthropologie. L'histoire naturelle de l'homme en est la base, c'est-à -dire que toutes les sciences naturelles, de plus ou moins près, y touchent, soit qu'elles étudient l'homme dans ses manifestations actuelles, ses tendances, ses rapports avec les autres êtres créés, soit qu'elles recherchent ses origines, ses migrations à travers les âges et sa diffusion sur le globe. Chaque année, la Société publie un Bulletin, destiné à prendre au fur et à mesure de l'augmentation des ressources, une extension plus grande, et contenant, avec le compte rendu des séances qu'elle tient une fois par mois au Palais Saint-Pierre, la liste des ouvrages dont s'enrichit chaque jour sa bibliothèque, et le résumé des communications qui lui sont faites. Sans vouloir revenir sur ces communications, dont la plupart ont été ici-même, dans le bulletin des sociétés savantes, l'objet d'analyses attentives, je me bornerai à signaler, tant dans le troisième Bulletin que vient de publier la Société, ( 1 e r facicule du tome II e ), que dans les précédents (tome I er ), les notes si intéressantes rapportées par M. Chantre de ses missions en Asie-Mineure, les savantes études de criminalité de M. le docteur Lacassagne, le travail de M. Cornevin sur la concordance de l'usage du bronze et de la domestication du cheval. La Société d'anthropologie doit, je l'ai dit, reprendre cet hiver ses confé- rences publiques ; c'est par là assurément qu'elle atteindra le plus efficacement son but de développement et de divulgation de la science. Si souvent qu'elle veuille ouvrir ses portes au public, les orateurs de bonne volonté et de mérite ne lui feront jamais défaut, encore moins les auditeurs. G. S A N L A V I L L E . BIBLIOTHÈQUE DE L'ENSEIGNEMENT DES BEAUX-ARTS. — L'Art Byzantin, par 0. BAYET, ancien membre de l'École d'Athènes, professeur à la Faculté des Lettres et à l'École nationale des Beaux-Arts de Lyon. — La Peinture flamande, par A.-J. WAOTËRS. — Paris, A. Quantin, éditeur, 1884. P r i s de chaque volume broché : 3 francs. Avec un cartonnage artistique en toile reliure : 4 francs. La Bibliothèque de l'enseignement des Beaux- Arts, que publie l'éditeur Quantin, et dont la Revue Lyonnaise annonce soigneusement chaque volume, au fur et à mesure de sou apparition, vient de recevoir, en la personne de son directeur, une récompense bien méritée et que j'enregistre avec plaisir. Dans sa séance publique annuelle du jeudi 15 novembre, l'Académie française a dé- cerné à celui-ci, M. Jules Comte, une médaille d'or de la valeur de 1,000 francs. Tous ceux, artistes et amateurs, qui ont en mains les douze volumes déjà publiés, ne manqueront pas d'applaudir à la distinction très honorable dont l'encyclopédie^ fondée par M. Quantin, vient d'être l'objet. I. M. Bayet, professeur à notre Faculté des Lettres, et que ses ouvrages sur les monastères du mont Athos ont fait connaître à toute l'Europe savante, était tout naturellement désigné pour écrire VArt byzantin '. aussi c'est à lui que1