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;S60 INSCRIPTIONS ANTIQUES, L'auteur a développé et élayé de preuves nouvelles cette explication de la formule : sub ascia, ou ab ascia dedicare... « Dédier un tombeau tout neuf, en y déposant les restes du « mort, pendant que les ouvriers travaillent encore. » On la doit à Reinesius ; et MAZOCHI ( Amphitlieat. Campaniœ, cap. 3) l'a adoptée. Deux cérémonies religieuses, la Consécration et la Dédi- cace, rendaient une sépulture accomplie. La première consa- crait le sol, solum; et la seconde dédiait le tombeau à un individu. Si on interrompait ce travail, on ne pouvait le re- prendre sans la permission du Gouvernement ou des Pontifes; il en était de môme lorsqu'on rétablissait un tombeau qui se dégradait, ou que l'on y déposait des restes apportés d'une autre contrée. Aussi lit-on dans une épitaphe conservée au Capitole [Mus. Capitol. II, p. 22).... A SOLO ET AB ASCIA. Ce n'est pas que la Dédicace d'un monument fût toujours religieuse. Celle d'un théâtre, de thermes, d'une bibliothè- que, etc., paraît n'avoir été qu'une inauguration civile, une ouverture, une découverte, comme Plutarque le dit de Pom- pée lors de la dédicace de son théâtre, aya#si£;as. Ainsi donc, il est très probable que l'expression sub ascia, etc., si- gnifie qu'il n'y avait point eu d'interruption, depuis le régale- ment du terrain, à solo, jusqu'à l'achèvement de la sépul- ture, et ab ascia. Celte expression fut même employée quel- quefois par métaphore ; car on lit sur un râcloir de bronze du cabinet de Kircher (MORCEIXI : de Stylo Inscr. Latin., p. 325) SVB. ASCIA. P . . . Posuit. Certainement, on ne s'était point servi d'un hoyau, de Vascia, pour faire ou pour achever un instrument de bronze moulé; mais on annonçait qu'on avait consacré, dans quelque temple, ce râcloir neuf, et qui n'avait point encore servi. L'invitation au lecteur, qui termine l'épitaphe, n'est point relative à des bains ordinaires; l'auteur croit qu'elle indique